Muselier pas candidat à la mairie de Marseille pour l'instant

Le sénateur-maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (g) et l'UMP Renaud Muselier (d) lors de la campagne pour les législatives, le 31 mai 2012 à Marseille (sud)[AFP/Archives]

Renaud Muselier (UMP), qui a perdu en juin son siège de député des Bouches-du-Rhône, affirme dans une interview à La Provence, que "dans le contexte actuel, il n'est pas question" qu'il se présente aux élections municipales de 2014 à Marseille.

"Ce qui m'importe, c'est une équipe, un projet, une vision. Aujourd'hui, ces éléments ne sont pas réunis. Tout le monde parle en termes d'ambitions personnelles et pas en termes de projets", ajoute le responsable UMP pour expliquer son refus de briguer la succession de Jean-Claude Gaudin.

Longtemps considéré comme le successeur potentiel de l'actuel maire UMP, qui n'a toujours pas fait part de sa décision ou non de briguer un quatrième mandat, Renaud Muselier, 53 ans, réfute par ailleurs le terme de "dauphin" employé à son égard.

"J'ai toujours refusé de me considérer comme un dauphin, plutôt comme un partenaire. Et puis j'ai toujours entendu dire que la succession n'était pas ouverte. Il n'y a que Marseille et les Marseillais qui m'intéressent, pas les luttes de pouvoir", poursuit-il.

Interrogé sur le caractère "définitif" de sa mise en retrait, l'ancien secrétaire d'Etat rétorque cependant: "On ne peut jamais dire jamais".

L'élu dresse un portrait peu amène de la situation de la ville, qui "glisse vers une douce anarchie républicaine et un enlisement à cause d'un problème de gouvernance entre la ville, MPM (la communauté urbaine), le conseil général et le conseil régional. Ainsi que du manque de soutien de l'Etat".

Revenant sur son échec aux législatives face à la socialiste Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées, M. Muselier assure qu'il en sort "politiquement considérablement affaibli, ainsi que (son) camp", et qu'il est "nécessaire de prendre du recul" pour ne pas nuire à sa famille politique.

"J'ai perdu, je suis responsable. Je suis le chef de mon camp et ce n'est pas la faute des autres", déclare-t-il, confirmant qu'il quitte la responsabilité de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône, pour la confier à un de ses proches, le sénateur Bruno Gilles. M. Muselier avait pris en 1991 la tête de la fédération départementale du RPR avant de prendre celle de l'UMP à la création du mouvement.

L'élu a également abandonné ses fonctions de responsable du groupe d'opposition à Marseille Provence Métropole (MPM), dont il demeure premier vice-président. Celui qui assure être passé "d'un projet politique à un projet de vie" reste aussi conseiller municipal, délégué spécial pour la préparation de Marseille 2013, capitale européenne de la culture, et président de l'Institut du monde arabe à Paris.

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