Taux négatifs : un coup de chapeau au bilan de Sarkozy, selon Pécresse

L'ancienne ministre UMP du Budget Valérie Pécresse lors de la séance hebdomadaire des questions au gouvernement, le 21 février 2012, au Parlement à Paris[AFP/Archives]

Le fait que la France a pu emprunter lundi pour la première fois à des taux négatifs démontre que le bilan de Nicolas Sarkozy "n'est sans doute pas aussi mauvais" que le disent les socialistes, estime l'ancienne ministre UMP du Budget Valérie Pécresse.

"Cela prouve que le bilan de Nicolas Sarkozy n'est sans doute pas aussi mauvais que M. Hollande veut bien le dire, puisque l'économie française est jugée solide par les investisseurs", a-t-elle dit sur i>TELE.

Cela signifie aussi que "François Hollande a pris cette semaine une très grande et très bonne décision: celle de ratifier le pacte (de discipline budgétaire européen) Sarkozy-Merkel", a-t-elle ajouté.

Tout en se félicitant de cette "bonne nouvelle", le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a relativisé la portée de l'événement.

"Il s'agit uniquement du refinancement de la dette à très court terme, quelques semaines", a-t-il souligné sur Radio Classique et Public Sénat.

"Dès que les taux sont plus longs, pour des emprunts plus longs, là, malheureusement (...) le spread (l'écart des taux entre la France et l'Allemagne) est très fort", a-t-il ajouté.

"Les investisseurs considèrent que nous avons de gros efforts à faire en matière de compétitivité et d'assainissement des finances publiques", a-t-il poursuivi.

Valérie Pécresse a dénoncé aussi la politique fiscale du pouvoir socialiste.

"La réponse de François Hollande à tous les problèmes de la France ne peut pas être que l'impôt (...). L'impôt, c'est le meilleur ami de la gauche", a-t-elle accusé.

"Aujourd'hui, nous devons mener une politique de compétitivité" qui passe par "l'innovation, la baisse du coût du travail, la réforme du droit du travail, toutes choses que François Hollande refuse d'envisager", a-t-elle dit.

"Le modèle pour nous, c'est le modèle allemand, c'est le modèle d'une économie qui a fait des réformes de compétitivité, qui a modéré ses salaires, qui a modéré ses dépenses. Il n'y a pas aujourd'hui d'autres voies que faire des efforts", a encore relevé Valérie Pécresse.

Pour Jean-François Copé aussi, les mesures socialistes "visent toutes à plomber la compétitivité et à réduire le pouvoir d'achat des gens".

Le secrétaire général de l'UMP a enfin ironisé sur la conférence sociale organisée lundi et mardi par le gouvernement. "J'ai eu le sentiment que les mauvaises décisions, c'était pour tout de suite et les bonnes décisions c'était peut-être dans un an".

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