Conférence sociale : pour Copé, il faut des décisions rapides

Jean-François Copé en discours à Fontenay-sur-Eure, le 2 juillet 2012[JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP]

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a estimé mercredi sur Europe 1 que la concertation sociale ne doit pas se faire au détriment de la nécessité de prendre des décisions rapides, qui relèvent du "courage politique".

"Il faut évidemment le temps nécessaire à la concertation mais il ne faut pas que le temps de la concertation vienne en réalité dissimuler l'absence de courage politique", a déclaré M. Copé, commentant la conférence sociale organisée lundi et mardi par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

"C'est à l'opposé effectivement de ce que nous avons fait, nous. Nous avons toujours pensé que, quand nous sommes dans des périodes de crise, il ne faut pas repousser les décisions difficiles", a-t-il poursuivi.

M. Copé s'est alarmé que le gouvernement puisse "repousser à un an minimum des décisions dont on sait pertinemment que l'on peut les prendre dans un délai beaucoup plus rapide", notamment dans le domaine de la défense de la compétitivité des entreprises.

Plus généralement, lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP, le secrétaire général s'est dit "surpris par l'indigence du programme (...) présenté lors de cette session extraordinaire", en énumérant toute une série de réformes lancées lors de l'été 2007, quand Nicolas Sarkozy avait démarré son mandat.

"Aujourd'hui (...) la session extraordinaire ne nous permet absolument pas d'entrer dans le vif des grands sujets qui engagent l'avenir de notre pays", a-t-il ajouté. Hormis le collectif budgétaire, "pour le reste, rien, si ce n'est un texte de loi important que nous soutiendrons par principe sur la lutte contre le harcèlement sexuel", a-t-il critiqué.

"Le dialogue social (...), j'ai l'impression qu'il est à un seul sens. On entend beaucoup les syndicats et pas du tout les représentants des entreprises", a-t-il également accusé sur Europe 1.

"Si on fait une concertation pendant un an, le Parlement (...) ne sera donc pas en situation de débattre de tout cela?" s'est-il interrogé. "On va amener aux députés un projet tout ficelé qui (aura) été pour l'essentiel un débat entre la CGT, la CFDT d'un côté, le gouvernement de l'autre?"

Le responsable de l'UMP a enfin souligné son opposition à la perspective d'une augmentation de la CSG.

"Si on doit réformer la Sécurité sociale, parlons aussi des économies à réaliser et je n'en entends pas parler. C'est à chaque fois des augmentations d'impôts et pas des économies de dépenses", a-t-il accusé.

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