Marine Le Pen dénonce toute hausse de la CSG

La présidente du Front national Marine Le Pen le 12 janvier 2012 à Nanterre[AFP/Archives]

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé mercredi la hausse de la CSG envisagée par le gouvernement, "aussi catastrophique que celle de la TVA", en jugeant cet impôt "particulièrement injuste".

"La seule véritable annonce de la conférence sociale, c'est que le gouvernement Hollande envisage désormais une hausse de la CSG", a déclaré Mme Le Pen dans un communiqué.

"La CSG est un impôt particulièrement injuste: impôt non progressif, il frappe aveuglément les petits revenus comme les gros revenus, il touche indistinctement les catégories populaires, les classes moyennes et les petits retraités", ajoute-t-elle.

"Sur le plan de la justice fiscale, la hausse de la CSG est aussi catastrophique que celle de la TVA que nous promettait le candidat Sarkozy. C'est aussi l'assurance d'une nouvelle baisse substantielle du pouvoir d'achat pour ceux qui n'ont que leur salaire ou leur pension pour vivre", selon elle.

"Il est nécessaire de renverser totalement l'ordre des priorités. Il faut viser la défense du pouvoir d'achat des classes moyennes et des catégories populaires en sortant du piège ultralibéral dans lequel la France s'enferme de plus en plus", déclare Marine Le Pen.

Selon la présidente du FN, "retrouver notre liberté monétaire, protéger notre économie des ravages de la mondialisation, et retrouver la justice fiscale par le biais d'impôts progressifs sont les seules mesures capables d'assurer la croissance, l'emploi et la justice".

Jean-Marc Ayrault a estimé mardi sur France 3 qu'une hausse de la CSG comptait parmi les options possibles dans le cadre d'une réforme du financement de la protection sociale, qu'il a promise pour 2013.

"Le Haut conseil pour le financement de la protection sociale est saisi (...) d'une analyse de tous les modes de financement de la protection sociale et parmi les modes de financement, il y a les cotisations, il y a la CSG", a dit le Premier ministre, soulignant qu'à ce stade rien n'était décidé.

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