Borloo redoute une "récession"

Jean-Louis Borloo le 16 avril 2012 à Chateaubourg[AFP/Archives]

Le président du Parti radical et du groupe des députés démocrates et indépendants (UDI) à l'Assemblée, Jean-Louis Borloo, a exprimé sa crainte d'une "récession" en commentant jeudi les premières mesures du gouvernement dont la fin des aides aux heures supplémentaires.

"Si on tape la consommation, le pouvoir d'achat et les investissements, nous allons rentrer en récession", a déclaré M. Borloo sur BFMTV et RMC, citant aussi la fin des investissements ferroviaires et redoutant une hausse de la CSG de "un ou deux points".

"Je ne sais pas si la majorité réalise ce qu'elle est en train de faire", a-t-il dit alors que l'Assemblée nationale a mis fin mercredi soir à la plupart des aides aux heures supplémentaires instaurées en 2007.

"C'est rare que sur le même texte on supprime de la souplesse, on attaque le pouvoir d'achat des salariés et l'on réduit la compétitivité des entreprises. Un coup triple en un texte, c'est du jamais vu", a-t-il dit parlant d'une "perte de pouvoir d'achat massive des classes moyennes".

"Ma crainte c'est que par une envie de détricotage systématique, j'allais dire presqu'un peu scolaire, on ne fasse pas le tri", a ajouté Jean-Louis Borloo, qui refuse l'opposition systématique après avoir même promis un "soutien particulier" au gouvernement sur certains sujets lors du discours de politique générale du Premier ministre.

À suivre aussi

Les sénateurs avaient déjà rejeté cette mesure lors de l'examen du projet de loi au Sénat en septembre dernier.
Politique Loi anti-gaspillage : pourquoi la consigne des bouteilles en plastique fait polémique
Assemblée nationale Des députés déposent une proposition de loi «pour le droit d’uriner en paix»
Damien Abad avait abandonné ses fonctions dirigeantes au sein du parti pour se concentrer sur la campagne.
Politique Tout savoir sur Damien Abad, nouveau président du groupe LR à l'Assemblée

Ailleurs sur le web

Derniers articles