Ayrault présidera une réunion interministérielle sur les Roms

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présidera "la semaine prochaine" une réunion interministérielle sur les Roms, où sera notamment évoquée la levée des mesures limitant leur accès au marché du travail, a annoncé jeudi sur France Inter le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.[AFP] Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présidera "la semaine prochaine" une réunion interministérielle sur les Roms, où sera notamment évoquée la levée des mesures limitant leur accès au marché du travail, a annoncé jeudi sur France Inter le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.[AFP]

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présidera "la semaine prochaine" une réunion interministérielle sur les Roms, où sera notamment évoquée la levée des mesures limitant leur accès au marché du travail, a annoncé jeudi sur France Inter le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

"Il y aura un certain nombre de pistes de travail qui seront annoncées" à l'issue de cette réunion et la levée des mesures transitoires qui limitent actuellement l'accès des Roms au marché du travail "peut être une des solutions", a ajouté le ministre.

Les ressortissants roumains et bulgares, nationalités de la majorité des Roms dont des camps illégaux sont évacués par la police en France, sont soumis à des "mesures transitoires" qui leur rendent très difficile l'accès au marché du travail dans huit pays de l'UE, dont la France. Ces mesures transitoires obligent l'employeur qui veut embaucher pour plus d'un an un Rom, bulgare ou roumain, à payer au minimum 713 euros de taxe à l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration) pour proposer un emploi dans une liste limitée à 150 métiers définis par le gouvernement français, et soumis ensuite à autorisation préfectorale.

Le Premier ministre présidera cette réunion interministérielle "avec plusieurs membres du gouvernement" et recevra également "les associations" en charge du dossier, a précisé Manuel Valls.

Mais pour le ministre de l'Intérieur, "la vrai solution" c'est que "les pays d'origine" de ces populations, "qui sont membres de l'Union européenne et demandent à rentrer dans l'espace Schengen, changent fondamentalement ces politiques qui discriminent depuis des décennies ces populations".

Manuel Valls a par ailleurs précisé que "s'il doit y avoir démantèlement (de campement roms, NDLR) il y aura démantèlement, mais à chaque fois il doit y avoir la recherche de solutions pour l'insertion, par le logement et par le travail". "Il faut du temps", a-t-il insisté. "L'objectif" de ne pas évacuer de camps sans solutions de relogement, engagement du candidat hollande, "sera progressivement mis en oeuvre, mais c'est difficile, et il faut le dire".

Il a souligné que "par personne et par an, cela coûte entre 4.600 et 6.300 euros. Ce sont des dépenses particulièrement lourdes et pour l'Etat et pour l'Union européenne (...). Il faut nous laisser travailler de manière sereine, sans stigmatiser ces populations, en respectant les lois européennes et nationales, mais aussi avec beaucoup de fermeté et d'humanité".

 

Et aussi

80% des Français approuvent les démantèlements de camps

Roms : "laisser-faire ne résout rien", selon Manuel Valls

Valls ressemble à "Hortefeux et Guéant", juge La Voix des Roms

 

Vous aimerez aussi

Les conditions de vie difficiles des migrants à Nantes
Réfugiés Les conditions de vie difficiles des migrants à Nantes
Des migrants débarquent dans le port de Pozzallo, le 19 juin 2018 en Sicile [Giovanni ISOLINO / AFP/Archives]
Immigration Italie : les 450 migrants ont tous débarqué
Immigration Migrants : Salvini veut «des garanties» pour faire accoster un navire italien

Ailleurs sur le web

Derniers articles