Le FN dénonce l'éventuelle ouverture du marché du travail aux Roms

Le Front national a dénoncé jeudi comme relevant de la "préférence étrangère" l'éventuelle levée des mesures transitoires qui limitent l'accès des Roms au marché du travail, une piste annoncée jeudi par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.[AFP] Le Front national a dénoncé jeudi comme relevant de la "préférence étrangère" l'éventuelle levée des mesures transitoires qui limitent l'accès des Roms au marché du travail, une piste annoncée jeudi par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.[AFP]

Le Front national a dénoncé jeudi comme relevant de la "préférence étrangère" l'éventuelle levée des mesures transitoires qui limitent l'accès des Roms au marché du travail, une piste annoncée jeudi par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

"Notre pays traversant une crise économique et sociale majeure, le bon sens voudrait que la priorité soit de favoriser l'accès au travail des Français chez eux, avant n'importe quelle population étrangère", écrit le secrétaire général du FN, Steeve Briois, dans un communiqué titré: "pour Valls, la priorité est l'accès au travail en France pour les Roms".

"Cette préférence étrangère est de plus en plus insupportable, en plus d'être irresponsable par l'appel d'air qu'elle représente", ajoute M. Briois.

Les ressortissants roumains et bulgares, nationalités de la majorité des Roms dont des camps illégaux sont évacués par la police en France, sont soumis à des "mesures transitoires" qui leur rendent très difficile l'accès au marché du travail dans huit pays de l'UE, dont la France.

Ces mesures transitoires obligent l'employeur qui veut embaucher pour plus d'un an un Rom bulgare ou roumain, à payer au minimum 713 euros de taxe à l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration) pour proposer un emploi dans une liste limitée à 150 métiers définis par le gouvernement français, et soumis ensuite à autorisation préfectorale.

Les associations de défense des droits des Roms demandent l'annulation pure et simple de ces "mesures transitoires".

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a annoncé sur France Inter que la levée de ces mesures transitoires pourrait faire partie des "pistes de travail" de la réunion interministérielle sur les Roms de la semaine prochaine.

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