Fabius "nul" en Allemand, Westerwelle "mauvais" en français

Les chefs de la diplomatie allemande et française, Guido Westerwelle et Laurent Fabius, ont confessé à des collégiens de Bonn être "mauvais" voire "nul" dans la langue de l'autre, mercredi lors du cinquantenaire d'un célèbre discours du général de Gaulle... en allemand.[AFP] Les chefs de la diplomatie allemande et française, Guido Westerwelle et Laurent Fabius, ont confessé à des collégiens de Bonn être "mauvais" voire "nul" dans la langue de l'autre, mercredi lors du cinquantenaire d'un célèbre discours du général de Gaulle... en allemand.[AFP]

Les chefs de la diplomatie allemande et française, Guido Westerwelle et Laurent Fabius, ont confessé à des collégiens de Bonn être "mauvais" voire "nul" dans la langue de l'autre, mercredi lors du cinquantenaire d'un célèbre discours du général de Gaulle... en allemand.

"Il faut que les Français s'ouvrent en apprenant l'allemand et que les Allemands apprennent davantage le français en songeant à l'avenir", a dit M. Fabius, admettant être "nul" en allemand.

"Il faut apprendre une autre langue que l'anglais, ce que je n'ai pas fait (...). Nous parlons en anglais quand nous sommes ensemble car mon français est trop mauvais et l'allemand de Laurent Fabius doit s'améliorer", a dit M. Westerwelle, dont l'anglais a pourtant parfois prêté à rire.

M. Fabius a toutefois raconté avoir suivi un cours : "J'avais une petite amie qui voulait se mettre à l'allemand, enfin je voulais que ce soit ma petite amie (...) et la manière de me rapprocher d'elle, c'était d'aller au Goethe Institut".

Il a même répété ce qu'il y avait appris : "Ich möchte ein Brot und 5 Brötchen. Das Frühstück ist fertig" (J'aimerais un pain et cinq petits pains. Le petit déjeuner est prêt).

M. Westerwelle avait salué la venue de M. Fabius par quelques phrases en français. Plus convenues.

Cinquante ans après un discours à la jeunesse allemande du général de Gaulle, invité à Bonn par le chancelier Konrad Adenauer, les ministres ont souligné l'importance des relations de leurs deux pays.

"L'amitié franco-allemande est un joyau précieux", a dit M. Westerwelle.

"Il faut mettre à profit l'année du cinquantenaire du Traité de l'Elysée (signé le 22 janvier 1963 et posant les jalons de la coopération bilatérale) c'est-à-dire relancer notre coopération, remettre l'Europe sur les rails de l'avenir", a dit M. Fabius.

Dans le cadre de ce cinquantenaire, la chancelière Angela Merkel doit recevoir le 22 septembre à Ludwigsburg (sud-ouest) le président François Hollande.

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