Migaud s'alarme de la situation des comptes publics

La situation des finances publiques reste "toujours préoccupante" et le gouvernement doit résorber les déficits avec un équilibre entre "maîtrise des dépenses" et hausses d'impôts, a déclaré vendredi le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud. [AFP] La situation des finances publiques reste "toujours préoccupante" et le gouvernement doit résorber les déficits avec un équilibre entre "maîtrise des dépenses" et hausses d'impôts, a déclaré vendredi le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud. [AFP]

La situation des finances publiques reste "toujours préoccupante" et le gouvernement doit résorber les déficits avec un équilibre entre "maîtrise des dépenses" et hausses d'impôts, a déclaré vendredi le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud.

"La situation des comptes publics reste très sérieuse et toujours préoccupante et justifie un engagement fort pour retrouver l'équilibre des comptes, afin de garantir que notre souveraineté ne soit pas remise en cause", a-t-il affirmé lors d'une audience solennelle de la Cour, en présence du président François Hollande.

Didier Migaud, un ancien député socialiste qui n'a cessé depuis qu'il préside la juridiction financière d'alerter sur la nécessité de réduire la dette publique, réitère les recommandations faites dès l'arrivée au pouvoir de la gauche au printemps.

"Nous avons identifié quatre lignes directrices qui, selon nous, pourraient rendre ce redressement moins difficile à conduire, plus juste et plus crédible", explique-t-il.

La première est, selon lui, de "faire participer chacune des catégories d'administration publique (nationale, locale, sociale) à l'effort dans le cadre d'une gouvernance partagée". La deuxième revient à "résorber en priorité le déficit des comptes sociaux, qui est une anomalie".

La Cour des comptes conseille en outre de "répartir l'ajustement de façon équilibrée entre maîtrise des dépenses et hausse des recettes, tout en étant attentif à la compétitivité de l'économie et des entreprises".

Enfin, les "sages" de la rue Cambon estiment qu'il faut "faire porter prioritairement les mesures de réduction du poids de la dépense publique sur les dispositifs les moins efficaces, et il y en a, en s'appuyant sur l'évaluation de chacune des politiques publiques".

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