Le Pen prête à accueillir les opposants au gouvernement

La présidente du Front national Marine Le Pen a assuré dimanche qu'elle accueillerait avec "beaucoup de bonne volonté" ceux qui voudraient la rejoindre dans son "combat d'opposition" contre le gouvernement Ayrault, qui s'est "crashé au décollage" selon elle. [AFP] La présidente du Front national Marine Le Pen a assuré dimanche qu'elle accueillerait avec "beaucoup de bonne volonté" ceux qui voudraient la rejoindre dans son "combat d'opposition" contre le gouvernement Ayrault, qui s'est "crashé au décollage" selon elle. [AFP]

La présidente du Front national Marine Le Pen a assuré dimanche qu'elle accueillerait avec "beaucoup de bonne volonté" ceux qui voudraient la rejoindre dans son "combat d'opposition" contre le gouvernement Ayrault, qui s'est "crashé au décollage" selon elle.

"Je crois que les Français ont démontré dans le vote qu'ils ont exprimé aux élections présidentielles qu'ils entendaient me confier le leadership de ce combat d'opposition, de ce combat pour la patrie et la nation, mais j'y accueillerai avec beaucoup de sincérité et beaucoup de bonne volonté tous ceux qui veulent y participer", a déclaré Mme Le Pen, lors d'un déplacement à la braderie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où elle est implantée depuis plusieurs années.

Elle faisait référence aux propos du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui s'est dépeint samedi en "rassembleur des patriotes" et qui l'a appelée à abandonner "l'obsession identitaire" pour entamer un dialogue.

"Je regrette que M. Dupont-Aignan n'ait pas ouvert ce dialogue durant les élections présidentielles et législatives", a dit la présidente du FN. "Nous avons énormément de points communs sur le plan politique et il faut qu'à un moment donné dans l'histoire d'un pays l'ensemble des bonnes volontés se rassemblent", a-t-elle ajouté.

Mme Le Pen a vertement critiqué l'action du gouvernement de Jean-Marc Ayrault et averti que le FN, seul capable selon elle de sortir la France de la crise actuelle, préparait déjà les élections municipales de 2014.

"Quand l'avion se crashe au décollage, il y a très peu de chance pour qu'il réussisse à nouveau son envol", a déclaré Mme Le Pen.

Selon elle, "les PME, les PMI et les classes moyennes seront les grandes perdantes" des réformes gouvernementales car "rien dans ce que prépare le gouvernement ne permet de penser qu'il y a la moindre piste pour créer de la richesse et de l'emploi dans notre pays".

"Comme d'habitude, ce sont les plus gros qui s'en sortiront tranquillement", a-t-elle déploré, regrettant que l'exécutif s'attache davantage à "sauver l'euro" plutôt que "l'économie réelle de notre pays".

"Pour recréer une véritable richesse dans notre pays et donc de l'emploi, il faut des mesures de protections aux frontières et retrouver notre indépendance économique et monétaire", a-t-elle affirmé.

Parmi les "chantiers fondamentaux" que prépare le FN figure celui "des implantations locales", a annoncé Mme Le Pen, qui souhaite "exporter le modèle d'Hénin-Beaumont au pays".

"Nous allons travailler dès maintenant pour les municipales" et "nous allons continuer et accélérer le chantier de notre insertion dans la société civile. Nous serons partout, que nos adversaires le sachent", a-t-elle prévenu.

"Nous serons dans tous les débats, nous serons dans la société civile, nous serons dans l'ensemble des enjeux électoraux qui s'amorcent et nous serons bien sûr dans l'ensemble des grandes problématiques que cherche à éviter le gouvernement et qui pourtant influent sur la vie des Français", a-t-elle ajouté.

Après une promenade dans les allées de la braderie, où elle a signé des tracts de son parti et s'est fait prendre en photo avec des sympathisants, Mme Le Pen s'est adressée aux militants de son parti, dans les locaux de la permanence du FN.

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