Chérèque réclame un "droit de regard" sur la stratégie des entreprises

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, réclame "un droit de regard" des représentants des salariés sur la stratégie des entreprises et prévient que "si le Medef veut la flexisécurité, il doit accepter d'avancer sur ce sujet". [POOL] Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, réclame "un droit de regard" des représentants des salariés sur la stratégie des entreprises et prévient que "si le Medef veut la flexisécurité, il doit accepter d'avancer sur ce sujet". [POOL]

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, réclame "un droit de regard" des représentants des salariés sur la stratégie des entreprises et prévient que "si le Medef veut la flexisécurité, il doit accepter d'avancer sur ce sujet".

"Ce que la CFDT réclame ce n'est pas le pouvoir de codécision, mais c'est un droit de regard sur la stratégie des entreprises", affirme le numéro un de la CFDT, dans une interview au Monde, daté de mardi.

"Si le Medef veut la flexisécurité, il doit accepter d'avancer sur ce sujet", prévient-il. Ces thèmes devront être abordés lors des prochaines négociations entre patronat et syndicats sur la "sécurisation de l'emploi", que le gouvernement souhaite voir aboutir avant la fin de l'année.

Selon le dirigeant de la CFDT, "il faut donner aux institutions représentatives du personnel, en fait aux comités d'entreprise, un pouvoir qui ne soit pas uniquement défensif, mais aussi de négociation, d'expertise et de débat, sur les orientations économiques, le développement, la politique sociale et environnementale, et enfin le partage de la valeur ajoutée".

 

50% des sièges aux conseils ?

Selon lui, une telle avancée sera "plus efficace qu'une présence salariée au Conseil d'administration à l'allemande, sauf à ce qu'il s'agisse de 50% des sièges et d'une codétermination à l'allemande". Mais "je crains que la France ne soit pas mûre pour cela", dit-il.

M. Chérèque souhaite le respect des "bonnes pratiques" découlant de la responsabilité sociale des entreprises (RSE): "application des normes sociales et environnementales", "transparence de la gouvernance", "respect des sous-traitants".

"Il peut y avoir une alliance efficace entre le consommateur et le salarié producteur pour pousser les entreprises à choisir les bonnes pratiques", selon lui.

"Le RSE est une autre manière de désigner ce que certains appellent le modèle social européen", estime M. Chérèque. Mais, "le drame social dans lequel la crise est en train d'enfoncer l'Europe laisse de moins en moins d'espace à une modernisation du capitalisme", regrette-t-il.

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