Sapin : pas une politique d'austérité mais de "sérieux budgétaire"

Michel Sapin. Michel Sapin.[ARCHIVES AFP]

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a affirmé lundi que la politique annoncée dimanche soir par le président François Hollande n'était pas celle de l'austérité mais du "sérieux budgétaire"

"C'est une politique de sérieux budgétaire, de redressement des comptes et en même temps de priorités dans les domaines de l'éducation, de l'emploi ou de la sécurité", a affirmé M. Sapin sur France 2.

Selon lui, "le système dit de l'austérité c'est quand on tape tout le monde, lorsqu'on augmente la TVA, comme voulait le faire Nicolas Sarkozy, lorsqu'on augmente l'impôt des plus faibles des Français". "Ce n'est pas ce qui va être fait là, puisqu'il y a de la justice sociale".

Pour "remettre la France en état il faut faire des efforts", cela "ne se fait pas dans la facilité" et "il demande à ceux qui ont plus de donner plus", a-t-il dit.

Pour M. Sapin, la consommation ne sera pas pénalisée puisque les dix milliards d'impôts supplémentaires demandés aux ménages "ne touchent pas tout le monde".

Côté entreprise, "avec le système d'aujourd'hui, les plus grosses des entreprises paient moins de 10% de l'impôt sur leur bénéfices, alors que les PME-PMI paient 33%". "Les PME-PMI seront avantagées car ce sont là que seront créés les emplois".

"A la fin de l'année prochaine, la courbe du chômage s'inversera", a-t-il dit. Il a assuré que le financement du contrat de génération se ferait "dans le cadre de cette réforme" annoncée par le chef de l'Etat. "Tous les ministères doivent faire des efforts", en particulier "sur le nombre de fonctionnaires", mais "le ministère de l'Emploi, qui est au coeur de la bataille de l'emploi, disposera des moyens nécessaires pour mettre en oeuvre les réformes", a assuré le ministre.

Selon lui, le gouvernement n'a pas trop attendu pour agir: "trois mois pour mettre au point les décisions les plus difficiles et les plus délicates, qui n'ont pas été prises pendant dix ans. On peut comparer les dix ans de perdu aux trois mois de réflexion d'aujourd'hui".

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