Jean-Louis Bianco arrête la politique

Jean-Louis Bianco, le 17 janvier 2012 sur les bancs de l'Assemblée nationale à Paris [Bertrand Guay / AFP/Archives] Jean-Louis Bianco, le 17 janvier 2012 sur les bancs de l'Assemblée nationale à Paris [Bertrand Guay / AFP/Archives]

A 69 ans, l'ancien ministre et député socialiste Jean-Louis Bianco, actuel président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, a annoncé jeudi qu'il arrêtait la politique lors d'une conférence de presse à Digne-les-Bains.

"Je souhaite passer plus de temps avec ma femme, mes enfants et mon petit-fils. Il faut savoir passer la main, à d'autres désormais de reprendre le flambeau", a déclaré l'ancien secrétaire général de l'Elysée, se disant "fier du chemin parcouru".

Député de la 1ère circonscription de Digne-les-Bains de 1997 à juin dernier, l'ancien ministre, sous les gouvernements d'Edith Cresson et de Pierre Bérégovoy, n'a pas plus commenté sa décision, qu'il a qualifiée de "mûrement réfléchie", se contentant de lire un communiqué.

"J'ai décidé de renoncer, à compter du 1er octobre, à mon mandat de conseiller général et ma fonction de président du conseil général", a-t-il précisé, soulignant qu'il était "engagé dans l'action militante depuis (son) plus jeune âge, dans la vie politique depuis plus de 30 ans".

En janvier, il avait annoncé qu'il ne solliciterait pas un nouveau mandat de député et soutiendrait la candidature de son suppléant Gilbert Sauvan, premier secrétaire de la fédération du PS dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ce dernier avait été élu le 17 juin avec 58,60% des voix.

Né à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en 1943, marié et père de trois enfants, Jean-Louis Bianco a été secrétaire général de l'Elysée de 1982 à 1991, puis ministre des Affaires sociales du gouvernement Cresson et ministre de l'Equipement du cabinet Bérégovoy.

Conseiller régional de 1992 à 1998, il était entré en 1994 à l'assemblée départementale --qu'il préside depuis mars 1998-- et avait conquis la mairie de Digne-les-Bains en 1995, avant d'en démissionner en 2001 pour cumul des mandats.

Soutien de Ségolène Royal lors des primaires socialistes à l'automne 2011, il avait été son codirecteur de campagne lors de l'élection présidentielle en 2007.

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