Réduction de la pauvreté : Hirsch reconnaît s'être "planté"

Martin Hirsh, le 7 mars 2012 Martin Hirsh, le 7 mars 2012[JACQUES DEMARTHON / AFP]

Martin Hirsch, ancien Haut-commissaire aux Solidarités actives du gouvernement Fillon, a reconnu vendredi avoir échoué à réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans, comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé, tout en restant convaincu de l'utilité d'objectifs intermédiaires.

"Je reconnais m'être planté. Pas sur tout", a-t-il dit lors d'un débat sur la pauvreté au forum "Convergences 2015".

Selon les derniers chiffres de l'Insee, publiés en août, le taux de pauvreté a atteint 14,1% en France en 2010, son plus haut niveau depuis 1997.

"J'assume être celui qui a demandé à Nicolas Sarkozy de s'engager sur la réduction d'un tiers de la pauvreté", a dit Martin Hirsch, qui a lancé le Revenu de solidarité active (RSA) en 2009. "Je persiste à penser qu'il faut des objectifs intermédiaires", a-t-il estimé.

Il a assumé son "échec" face à la hausse continue de la pauvreté en France, reconnaissant "qu'on ne peut pas tout imputer à la crise".

"Pourquoi ça a échoué?", s'est-il interrogé. Selon lui, "on avait prévu de prélever 1,5 milliard sur les riches pour le RSA (financé par une taxe sur les revenus financiers, ndlr), mais il y a eu un +hold-up+, la moitié n'est pas allée dans la poche des plus pauvres", a-t-il expliqué.

Le taux de "non recours" au RSA est en effet très élevé, en raison notamment d'une grande méconnaissance du dispositif.

Or pour Martin Hirsch, l'Etat devrait utiliser la totalité de cet excédent en faveur de la réduction de la pauvreté, ce qui n'est pas le cas.

"Il faut qu'on restitue cet argent aux pauvres, auxquels il a été volé", a estimé l'actuel président de l'Agence du service civique.

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