Hollande demande à "être jugé sur les résultats", pas sur les sondages

Le président François Hollande salue la foule au palais baroque de Ludwigsburg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, le 22 septembre 2012 [Franziska Kraufmann / DPA/AFP] Le président François Hollande salue la foule au palais baroque de Ludwigsburg, dans le sud-ouest de l'Allemagne, le 22 septembre 2012 [Franziska Kraufmann / DPA/AFP]

Le président François Hollande, dont la popularité est en forte baisse dans les sondages, a demandé samedi lors d'une conférence de presse avec Angela Merkel, à Asperg (sud-ouest de l'Allemagne), "à être jugé sur les résultats", ajoutant que "cela prendra le temps nécessaire".

Interrogé sur le fait que la chancelière allemande montait dans les sondages tout en étant en fin de mandat alors que lui, en début de mandat, baissait, le président a déclaré: "je demande à être jugé sur les résultats et cela prendra le temps nécessaire".

"Il se trouve que nous sommes dans une situation en Europe qui est difficile. Il y a une crise, une croissance faible, du chômage et mon devoir c'est de permettre à la France, dans le cadre de ses engagements européens, d'arriver à la fin de mon mandat dans un meilleur état que ce que j'ai connu au début", a-t-il développé.

"Il y a effectivement dans un mandat, des hauts et des bas, ce qui compte c'est le cap qui est fixé, les moyens de l'atteindre et la force que l'on met pour obtenir des résultats", a-t-il ajouté.

Pour lui "les débuts de mandat sont forcément une période où les attentes sont considérables, les fins de mandat sont des temps où des résultats sont attendus".

Angela Merkel, qui se représente pour un nouveau mandat, a pour sa part ironisé: "je n'ai pas du tout le sentiment d'être à la fin de mon mandat".

"Notre action politique n'est pas guidée par les sondages d'opinion", a-t-elle ajouté. "J'ai connu des hauts et des bas dans mes sondages", a-t-elle souligné, en constatant que souvent "après un creux on remonte".

Elle a aussi évoqué "l'audace du général De Gaulle qui ne s'est pas demandé : 'que vont penser les Français si je tends la main à la jeunesse allemande ?'".

François Hollande et Angela Merkel s'exprimaient en marge du 50e anniversaire du discours à la jeunesse allemande prononcé par le général de Gaulle dans la ville voisine de Ludwigsburg.

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