Marine Le Pen déboutée en Belgique sur l'utilisation du sigle FN

Marine Le Pen, le 23 septembre 2012 à La Baule-Escoublac [Alain Jocard / AFP/Archives] Marine Le Pen, le 23 septembre 2012 à La Baule-Escoublac [Alain Jocard / AFP/Archives]

Un tribunal belge a débouté Marine Le Pen qui réclamait l'interdiction de l'usage de tout sigle semblable ou proche de ceux du Front National français dans le cadre des élections municipales du 14 octobre en Belgique.

Le tribunal de première instance de Namur a jugé "non fondée" la demande de Mme Le Pen de citer à comparaître le ministre des Affaires intérieures de la Wallonie, Paul Furlan, responsable de l'organisation des élections, a annoncé mercredi ce dernier dans un communiqué.

La présidente du FN souhaitait obtenir le retrait immédiat de toute liste utilisant les appellations FN, FNW, FNB ou Le Pen qui, selon elle, pouvait entraîner une confusion avec son parti.

L'une de ces listes, purement locale, est baptisée Le-Pen pour Ligue Européenne Patriotique, Egalitaire et Nationaliste. Sa tête de liste, Salvatore Nicotra, qui se présente comme le président autoproclamé du "FN belge canal historique", explique l'avoir choisi "par pure provocation" à l'encontre de Mme Le Pen qui a interdit l'utilisation du sigle FN en Belgique, selon le quotidien Le Soir.

Le parti français mène en effet combat depuis plusieurs années pour interdire la mouvance d'extrême droite belge, extrêmement morcelée, de se revendiquer de lui.

La Cour d'appel de Liège a ainsi définitivement interdit en mars au parti dénommé Front national belge d'utiliser le sigle FN et son logo.

Bénéficiant de la popularité de Jean-Marie Le Pen, le FN belge avait réussi à séduire jusqu'à 8% des électeurs de Wallonie (sud) dans les années 1990.

Son audience a depuis fortement reculé et il ne compte plus que quelques élus municipaux.

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