Manuel Valls inaugure la Grande mosquée de Strasbourg

Manuel Valls le 20 septembre 2012 à Dijon [Philippe Desmazes / AFP/Archives] Manuel Valls le 20 septembre 2012 à Dijon [Philippe Desmazes / AFP/Archives]

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes Manuel Valls inaugure jeudi la nouvelle Grande mosquée de Strasbourg, un projet vieux de près de 20 ans devenu le plus grand lieu de prière musulman en France.

Quelque 1.200 personnalités sont attendues à cette cérémonie prévue à partir de 09h00, dont des responsables politiques, les représentants des autres religions - catholique, protestante et juive -, ainsi que le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui.

Le président François Hollande avait assuré par écrit aux promoteurs du projet qu'il enverrait son Premier ministre participer à l'inauguration mais Jean-Marc Ayrault a finalement annulé sa venue.

Le maire (PS) de Strasbourg, Roland Ries, a affirmé mercredi que ce désistement n'était dû qu'à un "problème d'agenda" et en aucune façon "à une arrière-pensée politique" ou au "contexte" tendu lié à l'affaire des caricatures du prophète Mahomet ou du film anti-islam.

Sur le fond, l'inauguration de la nouvelle mosquée constitue "un jalon essentiel dans l'histoire de la ville de Strasbourg et de sa diversité religieuse", s'est félicité le maire.

Implanté à moins de 2 km de la cathédrale, au bord de la rivière Ill, le nouveau lieu de culte est déjà utilisé au quotidien depuis le dernier ramadan, en août. Il peut accueillir quelque 1.500 fidèles, dans une salle de prière de 1.300 m2, la plus grande de France devant la mosquée d'Evry (800 m2).

Le bâtiment est surmonté d'un imposant dôme de cuivre de 16 mètres de diamètre, mais n'a pas de minaret.

"Ce projet a traversé pas mal d'épreuves, mais il a fini par aboutir. Les gens sont contents d'avoir un lieu digne pour prier, cela renforce notre sentiment d'appartenance totale et définitive à la communauté nationale", analyse Saïd Aalla, le président de l'association qui gère la mosquée.

Le projet, qui date de 1993, a coûté 10,5 millions d'euros, dont 26% financés par les collectivités locales grâce aux spécificités du droit d'Alsace-Moselle, 37% par le gouvernement marocain, et 13% par l'Arabie saoudite et le Koweit. Les autorités de ces pays seront d'ailleurs représentées jeudi lors de la cérémonie.

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