MoDem : François Bayrou appelle ses militants à "rester groupés"

 Le président du MoDem François Bayrou, et sa vice-présidente Marielle de Sarnez, à Guidel le 29 septembre 2012. Le président du MoDem François Bayrou, et sa vice-présidente Marielle de Sarnez, à Guidel le 29 septembre 2012.[FRED TANNEAU / AFP]

Le président du MoDem, François Bayrou, a appelé samedi les de son parti, tentés par une alliance avec la droite ou avec la gauche, à "rester groupés" pour travailler à la réunification d'un centre uni mais respectueux de toutes ses sensibilités.

"Il y a chez nous des gens qui disent: "il faut aller à gauche et d'autres il faut aller à droite" et moi je dis, nous resterons ensemble groupés. On va rester groupés", a lancé le leader centriste devant la presse lors des universités de rentrée de son parti.

"Il faut avoir des idées claires, la volonté de dire la vérité et de ne pas se laisser distraire par des échecs électoraux", a expliqué l'ex candidat à la présidentielle et aux législatives. Pour lui, on rencontre toujours des difficultés "quand on ouvre des chemins différents".

"L'attitude que nous avons est ouverte et nous disons à ceux qui sont compatibles: on peut travailler ensemble, marchons vers l'unité et l'unité, c'est que tout le monde vienne avec son histoire et que personne ne soit obligé de se renier", a-t-il lancé à l'adresse des membres de l'UDI de Jean-Louis Borloo.

"Le jour où ce mouvement d'unité aura porté ses fruits, on aura des débats. Il y aura ceux qui défendrons mordicus la position de droite, ceux qui, comme moi, défendrons une position plus centrale et plus autonome et peut-être un jour on sera obligé d'accepter de travailler avec des gens plus à gauche", a-t-il expliqué.

Concernant Jean-Louis Borloo, qui a conditionné l'union des centres au respect d'un ligne claire d'alliance avec la droite, François Bayrou a répliqué: "Tous ceux qui disent non se trompent".

"Tous ceux qui ont des attitudes de fermeture se trompent. On ne peut pas dire centre et dire qu'on est d'un seul côté. En tout cas, c'est la thèse que je défendrai", a-t-il répété.

"Mais je n'empêche personne de se dire du centre-droit. Je ne fais de procès à personne. Je ne fais pas de procès à ceux qui ont passé dix ans à l'UMP, à ceux qui ont soutenu le candidat de l'UMP contre le candidat de leur propre famille. Après tout, tout le monde peut se tromper", a-t-il lancé.

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