Pécresse admet "une erreur" de la droite en 2007

L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse le 25 août 2012 à Nice [Valery Hache / AFP/Archives] L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse le 25 août 2012 à Nice [Valery Hache / AFP/Archives]

L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse, en reprochant dimanche au gouvernement de gauche de ne pas réduire suffisamment les dépenses publiques, a aussi reconnu l'"erreur" qu'a commise la droite "de ne pas réduire les déficits" au début du quinquennat Sarkozy.

"Apprenons de nos erreurs", a dit l'ex ministre de l'Enseignement supérieur (2007-2011) puis du Budget (2011-2012) comme on lui demandait à l'émission BFM Politique-RMC-Le Point si l'ancienne majorité n'avait pas aussi dépensé de l'argent public pour soutenir l'activité (Plan de relance, Grand emprunt).

"Nous avons fait une erreur, celle de ne pas réduire les déficits en début de quinquennat, j'avoue que François Fillon avait alerté sur ce point en disant +je suis à la tête d'un Etat en faillite+" (en septembre 2007, ndlr), a ajouté la députée des Yvelines, qui soutient l'ex-Premier ministre pour la présidence de l'UMP.

"On avait mis en place la RGPP (Révision générale des politiques publiques), décidé de baisser le nombre de fonctionnaires, on aurait dû le faire plus fort, plus vite", a-t-elle poursuivi, "on ne savait pas que la crise serait d'une telle violence".

Relancée un peu plus tard pour savoir quelle "erreur" a été commise - les heures supplémentaires défiscalisées ?, le paquet fiscal ? - l'ex ministre a admis que "la défiscalisation des intérêts d'emprunt pour l'achat du logement" (appliquée dès 2007 et "réduite" au bout de deux ans) avait coûté "très cher".

"On n'aurait pas été aussi généreux en début de quinquennat si on avait su qu'un an plus tard allait arriver le tsunami de la crise", a-t-elle dit.

Vendredi, Patrick Devedjian, ancien ministre de la Relance (2008-2010), avait souhaité "un inventaire" des années de la droite au pouvoir "pour que l'opposition se rénove".

"Dans notre inventaire, il y a beaucoup de positif, et puis il y a aussi quelques erreurs. Je pense que, par exemple, on n'a pas travaillé assez (...) la réduction de la dépense publique", avait-il estimé.

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