Le Premier ministre prend à partie François Fillon au sujet de la dette

L'ancien Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale le 2 octobre 2012 [Lionel Bonaventure / AFP] L'ancien Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale le 2 octobre 2012 [Lionel Bonaventure / AFP]

Jean-Marc Ayrault a pris mardi à partie à l'Assemblée nationale son prédécesseur, le député UMP François Fillon, auquel il a reproché d'être resté le Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq ans alors que l'ancien chef de l'Etat s'affranchissait à Bruxelles de la règle des 3%.

"J'ai vu que Mme (Valérie) Pécresse, qui vous soutient dans vote conquête du pouvoir à la tête de l'UMP, avait reconnu une erreur en 2007", a lancé dans l'hémicycle le Premier ministre à M. Fillon. "Je la salue pour son honnêteté politique", a ajouté M. Ayrault.

Mme Pécresse avait reconnu dimanche l'"erreur" qu'avait commise la droite "de ne pas réduire les déficits" au début du quinquennat Sarkozy.

"Vous aviez dit vous-même "je suis à la tête d'un Etat en faillite" mais le président de la République adoptait une autre politique", a rappelé M. Ayrault lors de sa "déclaration sur les nouvelles perspectives européennes", dans le cadre de la ratification du traité budgétaire européen par le Parlement.

"Que disait-il (M. Sarkozy) à Bruxelles ? Et ça ne vous a pas dérangé car vous êtes resté cinq ans! Il leur a dit: je vais m'exonérer, M. le président de la Commission, de l'obligation des 3% de déficit, des 60% de dette (...) et vous avez fait voter la loi Tepa, avec des cadeaux fiscaux aux plus riches", a fustigé M. Ayrault.

"Ce que nous avons, c'est votre héritage, 600 milliards d'euros de dette en plus", a-t-il dénoncé devant des rangs UMP plutôt dégarnis.

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