L'UMP veut "accompagner" les entrepreneurs contre le gouvernement

Le secrétaire général adjoint de l'UMP Hervé Novelli, le 18 octobre 2011 à Paris [Alexander Klein / AFP] Le secrétaire général adjoint de l'UMP Hervé Novelli, le 18 octobre 2011 à Paris [Alexander Klein / AFP]

L'UMP a annoncé mercredi qu'elle voulait "accompagner" la "jacquerie" des entrepreneurs contre le gouvernement Ayrault et les hausses d'impôts les concernant dans le projet de budget pour 2013.

"Les quatre premiers mois du gouvernement sont anti-entrepreneuriaux, anti-activité, anti-croissance. Nombre de membres du bureau politique (de l'UMP) nous ont fait remonter la véritable fronde, la révolte ou parfois le découragement qui saisissent l'ensemble des entrepreneurs de ce pays, de l'auto-entrepreneur à l'entrepreneur de la start-up", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'UMP, Hervé Novelli, lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.

A son côté, le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, a accusé "les socialistes" d'être "en train de mettre (le) pays par terre".

L'ancien ministre du Commerce Hervé Novelli anime actuellement avec Bernard Accoyer et Pierre Méhaignerie un groupe de travail UMP sur la compétitivité, qui produira un rapport quand Louis Gallois remettra le sien au gouvernement.

"Celles et ceux qui font la croissance française aujourd'hui spontanément disent +ça suffit, on ne peut plus supporter vos attaques, vos agressions contre l'esprit d'entreprise de ce pays+. Cela dépasse largement la réaction à telle ou telle mesure. C'est à une sorte de jacquerie ou de sécession intérieure que l'on assiste de la part des entrepreneurs", a estimé M. Novelli.

"Inutile de vous dire que l'UMP sera bien sûr aux côtés des entrepreneurs de ce pays. Nous avons toujours pensé que la compétitivité était la clef de la croissance française, de la prospérité à retrouver, de l'emploi à conserver ou à améliorer (...) Nous verrons dans les jours qui viennent comment accompagner ce mouvement parce que c'est un mouvement de bon sens. On ne peut pas penser que la croissance française pourra se passer des entrepreneurs de ce pays", a-t-il ajouté.

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