L'UMP reprend un siège au PS dans l'Hérault

Patrick Devedjian regarde les résultats des législatives, le 16 décembre 2012 à Antony, en région parisienne [Francois Guillot / AFP] Patrick Devedjian regarde les résultats des législatives, le 16 décembre 2012 à Antony, en région parisienne [Francois Guillot / AFP]

L'UMP a facilement ravi dimanche au PS un siège de député dans l'Hérault, et était en passe de conserver ses deux sortants en région parisienne, lors du second tour de trois élections législatives partielles.

Ces trois scrutins avaient lieu à la suite de l'invalidation de l'élection, en juin dernier, des députés sortants des 6e circonscription de l'Hérault, 13e des Hauts-de-Seine et 1ère du Val-de-Marne.

Les résultats en région parisienne, où les bureaux de vote ont fermé à 20H00 (18H00 dans l'Hérault), devaient être connus plus tard dans la soirée. Mais, dès 20H30, l'ancien ministre UMP Patrick Devedjian a affirmé à l'AFP qu'il jugeait "acquise" sa réélection comme député des Hauts-de-Seine. Dans le Val-de-Marne ne restaient en lice que deux candidats de droite, ceux de gauche ayant été éliminés au 1er tour le dimanche précédent.

Elie Aboud en campagne à Béziers, le 9 décembre 2012 [Pascal Guyot / AFP/Archives]
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Elie Aboud en campagne à Béziers, le 9 décembre 2012
 

A Béziers, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite - la ville est dirigée par le sénateur-maire UMP Raymond Couderc -, le candidat de l'UMP Elie Aboud s'est imposé sans coup férir, prenant sa revanche sur la socialiste Dolorès Roqué, qui l'avait battu de dix voix seulement le 17 juin dernier, lors d'une triangulaire avec le Front national.

Proche du patron - proclamé, mais contesté - de l'UMP Jean-François Copé, Elie Aboud l'a emporté avec 61,91% des suffrages, contre 38,09% à son adversaire, qui avait reçu dans la semaine le soutien sur place du ministre de l'Intérieur Manuel Valls et misait sur un sursaut des abstentionnistes.

Il semble avoir bénéficié de reports non négligeables de voix qui s'étaient portées au 1er tour sur la candidate du FN France Jamet, éliminée le dimanche précédent avec 23,37% des voix. Le 9 décembre, la droite et l'extrême droite avaient totalisé 66,6% des voix.

M. Aboud, qui avait obtenu 42,61% des voix au 1er tour contre 27,73% à la députée sortante, retrouve le siège qu'il avait conquis en 2007.

Le scrutin a de nouveau été marqué par un fort taux d'abstention (59,89%), supérieur de vingt points à celui enregistré au second tour en juin.

L'élection haut la main de M. Aboud - et la victoire de M. Devedjian si elle se confirmait - manifeste que, comme au 1er tour, l'électorat de gauche ne s'est pas fortement mobilisé, alors que la guerre Copé/Fillon à l'UMP n'a pas démotivé les électeurs de droite.

Dans les Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian avait frôlé sa réélection dès le 1er tour (49,82%) et était donné largement favori au second.

Il affrontait de nouveau le chevènementiste Julien Landfried (32,52%), soutenu par le PS et battu de 191 voix seulement le 17 juin. Il pouvait difficilement tabler sur un report massif des voix du Front de gauche dont la candidate, Pascale Le Néouannic (7% des voix), n'avait pas donné de consigne de vote, invitant juste ses électeurs à remplir leur "devoir citoyen".

Dans le Val-de-Marne enfin, même s'il se disait "très confiant", le député sortant et ancien secrétaire d'Etat Henri Plagnol n'était pas assuré de l'emporter, au vu des résultats du 1er tour.

Candidat sous l'étiquette UDI et soutenu par l'UMP, M. Plagnol, qui s'était présenté comme UMP en juin, n'avait devancé que de 700 voix Sylvain Berrios, son ex-premier adjoint à Saint-Maur, soutenu par certains élus UMP.

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