Union précaire à gauche : le PS et ses «alliés» veulent montrer leur cohésion

Des opposants au projet de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent. Des opposants au projet de construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent.[AFP]

Ils voulaient mettre de l’huile dans les rouages. L’objectif de la réunion organisée mercredi  à Solferino, au siège du PS, avec les partis au gouvernement ou qui le soutiennent, met en évidence que, huit mois après la victoire de François Hollande, la gauche ne va pas aussi bien qu’elle l’espérait.

Que ce soit avec le Front de gauche, absent du gouvernement, ou encore Europe Ecologie, pas toujours sur la même longueur d’onde, les socialistes n’entretiennent pas les relations les plus sereines qui soient avec tous leurs partenaires historiques.

 

Un bloc uni avec le PRG et le MRC

Même Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), le dit : «La majorité ne fonctionne pas aussi bien que je le souhaiterais».

Néanmoins, l’ex-candidat à la primaire convient que «le bloc fondamental de la majorité, que forment les radicaux et les socialistes, est un bloc uni, homogène».

Il faut dire qu’avec deux groupes parlementaires et deux ministres (Sylvia Pinel et Anne-Marie Escoffier), le PRG est bien servi. Il peut cependant y avoir de petits points de désaccord, comme l’interdiction du cumul des mandats. Le MRC de Jean-Pierre Chevènement est lui aussi globalement en phase avec le PS, sauf peut-être sur le mariage pour tous.

 

Du mieux attendu avec les écolos

Les huit derniers mois n’ont pas été un long fleuve tranquille entre socialistes et écologistes. Gaz de schiste, traité européen, Notre-Dame-des-Landes… les tensions n’ont pas manqué, au point de poser la question du maintien d’EELV au gouvernement. «Nous ne sommes pas socialistes, ils ne sont pas écologistes, c’est normal qu’il y ait des divergences dans la coalition. Jusqu’à présent, nous n’avons pas assez échangé», déplore Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’EELV.

Pour y remédier, Harlem Désir et Pascal Durand, les patrons des deux partis, ont annoncé la création de trois groupes de travail communs, sur la fiscalité écolo, la transformation de l’industrie et l’agriculture. Objectif : «avoir un socle de propositions communes pour enrichir celles du gouvernement».

 

La guerre est déclarée avec le FG

Des dirigeants socialistes l’assurent : «Le Front de gauche (FG) parie sur l’échec de François Hollande». S’il est vrai que les communistes ont, à plusieurs reprises, voté contre des textes de la majorité (parfois avec la droite), ils disent ne pas jouer «contre le gouvernement mais pour la réussite d’une politique de gauche».

«Les socialistes refusent le débat (…). C’est un déni et une faute politique de faire croire qu’ils sont seuls à gauche», accuse Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Toutefois, socialistes et communistes dirigent ensemble de nombreuses villes et pourraient faire des listes communes dès le premier tour lors des municipales de 2014. A condition que «la feuille de route [soit] bien ancrée à gauche», explique-t-on au PCF.

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