Moscovici se reconnaît "à 100%" dans la ligne économique de Hollande

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici pendant la conférence de presse de François Hollande le 16 mai 2013 à l'Elysée [Patrick Kovarik / AFP] Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici pendant la conférence de presse de François Hollande le 16 mai 2013 à l'Elysée [Patrick Kovarik / AFP]

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, dont l'autorité à Bercy a été contestée dans son propre camp, a affirmé vendredi qu'il se reconnaissait "à 100%" dans la ligne économique fixée la veille par François Hollande, et se sentait "à l'aise avec ce qu'il a dit".

"Le président de la République a dit ce qu'il fallait faire: il nous a appelé à nous mobiliser autour de sa propre ligne économique. Moi, ça me va complètement parce que l'action qu'il mène, je m'y reconnais à 100%", a déclaré M. Moscovici sur la radio RTL.

Interrogé pour savoir s'il s'était senti conforté par M. Hollande à son poste après les critiques, il a répondu: "je me suis senti à l'aise avec ce qu'il a dit".

M. Hollande a jugé jeudi lors d'une conférence de presse qu'il ne devait y avoir "qu'une seule ligne au sein du gouvernement", en réponse à une question sur les dissensions entre le ministre de l'Economie et son homologue du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

"Nous ne sommes pas identiques, nous ne sommes pas des clones, nous sommes complémentaires", a déclaré Pierre Moscovici à propos de ce dernier. "Faisons en sorte que cette complémentarité soit fertile. Toute opposition serait stérile", a-t-il ajouté.

"Le président de la République a dit ce qu'il fallait faire, moi je m'y conformerai et je le ferai dans le rôle qui est le mien, qu'il a bien voulu saluer hier, avec des résultats qui permettent aussi à l'Europe d'avancer", a-t-il fait valoir, assurant ne pas "être dans cette logique de quelqu'un qui l'emporte sur l'autre".

Il a souhaité que les sept ministres de Bercy tirent "les leçons de la première année".

Interrogé sur les déclarations du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius qui a déclaré mardi que Bercy manquait d'un "patron", M. Moscovici a assuré s'en être "expliqué avec lui". "Je pense qu'il n'y avait aucune intention maligne", a-t-il déclaré. "Je l'ai cru".

"Il y a des tempéraments" au ministère de l'Economie, "mais par delà, il y a une ligne", a estimé de son côté le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve, interrogé sur i-télé.

"L'ensemble des ministres à Bercy (...) font prévaloir une ligne", a-t-il assuré.

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