Mariage gay : Chatel ne croit pas "que l'on reviendra en arrière"

Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, le 19 mars 2013 à l'Assemblée nationale à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives] Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, le 19 mars 2013 à l'Assemblée nationale à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, a déclaré dimanche ne pas croire "qu'on reviendra en arrière" sur le mariage homosexuel même en cas de retour de la droite au pouvoir, se disant "réservé" sur la stratégie du président du parti, Jean-François Copé, sur ce sujet.

Invité de l'émission "Tous politiques" France Inter/AFP/Le Monde, le député de Haute-Marne et ancien ministre a indiqué qu'il n'irait pas manifester le 26 mai, de même qu'il n'avait pas participé aux précédentes manifestations contre le mariage gay.

"J'étais contre le mariage pour tous, car ce texte prévoit l'adoption à laquelle je m'oppose", a-t-il précisé, mais "je suis républicain, et je considère que la loi qui a été promulguée s'appliquera".

Interrogé sur les déclarations de Jean-François Copé se prononçant sur une réécriture de la loi en cas de retour au pouvoir de la droite en 2017, Luc Chatel se déclare "réservé sur cette stratégie". "Dans quatre ans, le monde aura évolué. Nous avions déjà pris des positions de ce type là au moment du Pacs, nous ne sommes pas revenus en arrière".

"Je crois qu'il faut, si nous voulons reconquérir le coeur des Français, si nous voulons retrouver leur confiance, je crois qu'il faut être crédibles et responsables. C'est un texte que nous avons condamné, sur lequel je me suis opposé mais je ne crois pas qu'on reviendra en arrière", a dit M. Chatel.

"Sur des sujets aussi sensibles que cela, qui sont des sujets de société, très personnels, il faut respecter la sensibilité, l'avis de chacun" au sein de l'UMP, a-t-il souligné.

L'ancien ministre "souhaite à titre personnel du bonheur" aux deux premiers futurs mariés homosexuels qui s'uniront le 29 mai à Montpellier, Vincent et Bruno, mais n'est "pas sûr que la médiatisation excessive de cela soit la meilleure des choses". "Prenons garde, la société française est divisée, elle est fragile, on a vu des violences ces derniers mois, donc je pense que ce qui ressort de l'intime doit rester l'intime".

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