Anglais à l'université : l'UMP ne désarme pas

Le député UMP Jacques Myard à l'Assemblée nationale, le 15 mai 2013 [Patrick Kovarik / AFP/Archives] Le député UMP Jacques Myard à l'Assemblée nationale, le 15 mai 2013 [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Plusieurs députés UMP, dont Jacques Myard mais aussi Franck Riester, ont signifié mardi qu'ils ne désarmaient pas contre la possibilité d'un enseignement accru en langues étrangères à l'université, notamment en anglais.

L'article 2 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche "doit être supprimé", a martelé le député-maire de Maisons-Laffitte (Yvelines) Jacques Myard à la veille du démarrage dans l'hémicycle du débat sur le texte porté par Geneviève Fioraso.

"Il faut que nous enseignions notre langue, car nous sommes face à une certaine offensive de l'anglais notamment à Bruxelles et servir la soupe à nos concurrents, c'est une sottise immonde. Vouloir privilégier l'anglais de cette manière, c'est être bête et imbécile!", a-t-il lancé devant la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Elu du Pas-de-Calais, le député-maire du Touquet Daniel Fasquelle a considéré qu'il fallait "se battre pour promouvoir le français et ne pas accepter une forme de capitulation ou de colonisation absolument incroyable". "Il est temps que ce pays ait conscience de ce qu'il est, de ce qu'il apporte au monde, qu'il défende enfin sa langue et ses valeurs", s'est-il écrié.

Le député UMP Franck Riester à l'Assemblée nationale, le 24 octobre 2012 [Jacques Demarthon / AFP/Archives]
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Le député UMP Franck Riester à l'Assemblée nationale, le 24 octobre 2012
 

S'il a jugé que "la France doit pouvoir accepter le maximum d'étudiants de tous les pays", Franck Riester a considéré que "l'équilibre trouvé jusqu'à présent était le bon si bien qu'il n'était pas besoin de légiférer" et a souhaité qu'"on ne laisse pas les vannes complètement ouvertes pour l'anglais dans nos universités".

Mais le député-maire de Coulommiers (Seine-et-Marne) a aussi dénoncé la focalisation du débat public sur ce sujet.

"Encore une fois le gouvernement nous a dit +Je vais vous préparer un formidable projet sur l'enseignement supérieur, et qu'est-ce qu'on en retient vous et moi?+ Uniquement cette question de l'anglais dans les cours à l'université, ce n'est pas au niveau", a-t-il regretté.

Le président des députés UMP Christian Jacob a quant à lui refusé de "cristalliser" le débat autour du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche sur la seule question des cours en anglais, reprochant à l'ensemble du texte de "détricoter" l'autonomie des universités.

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