Un retour de Cahuzac serait un problème pour tous les partis, selon Assouline

Le porte-parole du PS, David Assouline, le 15 septembre 2012 à La Courneuve près de Paris [Fred Dufour / AFP/Archives] Le porte-parole du PS, David Assouline, le 15 septembre 2012 à La Courneuve près de Paris [Fred Dufour / AFP/Archives]

Un retour en politique de Jérôme Cahuzac "serait un problème pour l'ensemble des formations politiques", a estimé mardi le porte-parole du PS, alors que débutaient à l'Assemblée les travaux de la commission chargée d'enquêter sur la gestion par le gouvernement de l'affaire impliquant l'ancien ministre du Budget.

Si M. Cahuzac a annoncé ce week-end qu'il renonçait à se présenter à l'élection législative partielle du Lot-et-Garonne, il n'a pas exclu de briguer un nouveau mandat de maire dans son fief de Villeneuve-sur-Lot en 2014. Une telle éventualité "serait un problème pour l'ensemble des formations politiques", a souligné David Assouline au cours de son point de presse hebdomadaire.

"C'est un problème possible. Mais, nous, parce que c'est un problème général, nous avons proposé tout de suite une loi avec des mesures pour (...) combattre la fraude fiscale", a-t-il fait valoir, rappelant que le gouvernement avait également réagi pour "la transparence et le contrôle de la vie politique, avec des mesures concrètes".

"C'est valable pour tout le monde, surtout pour moderniser notre République et notre démocratie", a insisté le sénateur de Paris.

Selon lui, "c'est la droite qui a un problème avec ça puisqu'elle dit ne pas vouloir soutenir ces mesures".

De fait, a-t-il poursuivi, "le danger n'est pas derrière nous, c'est d'empêcher que le Front national se développe et profite de la situation créée par l'affaire Cahuzac".

M. Assouline a par ailleurs assuré que le PS ne craignait aucunement les travaux de la commission parlementaire, qui devra déterminer ce que savaient certains ministres sur le dossier Cahuzac, avant la démission de ce dernier et sa confession sur l'existence d'un compte non déclaré à l'étranger.

"Nous n'avons jamais de craintes quand c'est le Parlement, dans ses prérogatives, qui permet le débat, la transparence, le contrôle parce que c'est la démocratie", a affirmé le porte-parole, relevant que les socialistes ont "toujours été partisans quand c'était nécessaire que cette procédure puisse avoir lieu".

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