Education: la Cour des comptes "sévère" pour le quinquennat passé juge Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, quitte Matignon, à Paris, le 22 mai 2013 [Kenzo Tribouillard / AFP] Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, quitte Matignon, à Paris, le 22 mai 2013 [Kenzo Tribouillard / AFP]

Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a vu jeudi dans le rapport de la Cour des Comptes sur l'Éducation un "réquisitoire extrêmement sévère" contre le quinquennat Sarkozy, point de vue partagé par le PS.

Comme BFMTV et RMC lui faisait observer que la Cour avait pointé une mauvaise gestion des professeurs plutôt qu'un manque de moyens, la ministre a invité à "relire à nouveau le rapport".

"C'est un réquisitoire extrêmement sévère pour ce qui s'est passé pendant l'ancien quinquennat", avec la disparition de 80.000 postes et "aucune gestion fine, modernisation de l'Éducation", a-t-elle dit.

"Nous avons fait exactement l'inverse: au lieu du ni-ni nous faisons du et-et : nous ajoutons des postes et nous modernisons le système, en remettant par exemple la formation des enseignants", a argumenté la porte-parole.

Dans un communiqué, le Parti socialiste a vu aussi dans le rapport "une photographie détaillée de la mauvaise gestion des précédents gouvernements".

En proposant dans son projet de loi "la réforme de la formation initiale, la rénovation des concours de recrutement ou encore la clarification des missions et rémunérations des enseignants, l'actuel gouvernement s'inscrit pleinement dans une gestion raisonnée de la masse salariale de l'Éducation nationale", plaide le PS.

"Pour autant, le Parti socialiste ne peut partager l'analyse de la Cour des comptes concernant la hausse supposée des moyens accordés à l'éducation. Alors que tous les rectorats ont vu la situation des personnels se dégrader, que les élèves ont subi les conséquences de la vision purement comptable de la droite qui a démantelé l'École, l'augmentation exponentielle de la charge des pensions a artificiellement gonflé la ligne de crédit allouée au système éducatif", argumente le parti d'Harlem Désir.

"Une ligne de crédit qui augmente ne signifie pas nécessairement des moyens supplémentaires pour celles et ceux qui en ont besoin !", conclut-il.

La baisse des résultats des élèves et la crise de vocation des enseignants sont davantage à mettre sur le compte d'une mauvaise gestion des professeurs que d'un excès/manque de moyens, écrit la Cour que préside l'ex-député PS Didier Migaud, dans son rapport paru mercredi.

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