Moscovici : "L'impératif commun" de Rome et Paris, "sortir de la crise"

Photo fournie le 23 mai 2013 par la présidence italienne du ministre français de l'Economie Pierre Moscovici et du président italien Giorgio Napolitano [Paolo Giandotti / Présidence italienne/AFP] Photo fournie le 23 mai 2013 par la présidence italienne du ministre français de l'Economie Pierre Moscovici et du président italien Giorgio Napolitano [Paolo Giandotti / Présidence italienne/AFP]

Le ministre français de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a estimé jeudi à Rome que la France et l'Italie avaient "un impératif commun", à savoir "sortir de la crise" et "s'attaquer au chômage, particulièrement celui des jeunes".

"Nous avons maintenant un impératif commun et cet impératif commun c'est sortir de la crise, c'est faire que la croissance (...) soit au coeur des politiques européennes et c'est nous attaquer au chômage et en particulier au chômage des jeunes", a déclaré M. Moscovici à la presse, répétant trois fois le mot +croissance+ pour souligner son importance.

"C'est pour vous une priorité comme c'est pour nous une priorité. Il y a entre nous une longue tradition de travail commun qui va se poursuivre", a ajouté le ministre français après un entretien avec son homologue italien Fabrizio Saccomanni.

"Nous avons un même souci, c'est que l'on trouve en Europe le bon équilibre entre l'ajustement budgétaire, mené au bon rythme, le pilotage des finances publiques (...) et enfin la croissance", a poursuivi M. Moscovici.

Le ministre français a rendu un hommage appuyé au nouveau gouvernement italien dirigé par Enrico Letta.

"C'était très important pour moi de rendre visite au nouveau gouvernement italien (...) pour souligner l'importance et la qualité de la relation entre l'Italie et la France. Nous sommes des partenaires économiques très importants", a-t-il dit.

"Nous sommes aussi des partenaires politiques de première importance et ce que je voulais faire pour commencer c'est rendre hommage à l'engagement du nouveau gouvernement de mon ami Enrico Letta pour sa réorientation vers la sortie de crise, pour la définition de solutions qui nous permettront de créer en Europe de la croissance et de l'emploi", a ajouté M. Moscovici.

"Nous avons décidé de poursuivre nos échanges pour préparer ensemble le conseil européen de la fin juin, pour renforcer notre arsenal dans la lutte contre le chômage, notamment pour définir des actions sur le chômage des jeunes", a poursuivi M. Moscovici.

"Le message est simple, maintenant comme hier, la France et l'Italie ont une approche extraordinairement convergente des problèmes de l'Europe, de la construction européenne et aussi de la zone euro", a conclu le ministre français.

Le ministre italien a pour sa part souligné que les objectifs du gouvernement Letta à court terme étaient "la réduction des coûts qui grèvent le travail et les entreprises et la lutte contre l'évasion fiscale".

Evoquant le coût du refinancement de l'immense dette italienne, proche de 130% du PIB, M. Saccomanni a estimé qu'avec des taux de la BCE "proches de zéro", il y a "une marge pour abaisser ceux à long terme" de l'Italie qui paye environ 4% sur ses obligations à dix ans.

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