Moscovici se pose en garant de l'unité d'action à Bercy

Pierre Moscovici à son arrivée à Matignon, le 22 mai 2013 [Kenzo Tribouillard / AFP] Pierre Moscovici à son arrivée à Matignon, le 22 mai 2013 [Kenzo Tribouillard / AFP]

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, dont l'autorité a été récemment contestée par des ténors du parti socialiste, se pose en garant de l'"unité de conduite" des sept ministres présents à Bercy.

"Nous ne sommes pas des clones, nous avons des complémentarités intéressantes, à condition de les mettre au service d'une même orientation", a-t-il déclaré dans un entretien publié sur le site internet du quotidien Les Echos.

"Je veillerai donc, dans mon rôle, à ce qu'il y ait à Bercy une unité dans la conduite, sous l'autorité du Premier ministre, de la politique économique définie par le président", a-t-il ajouté.

Il a en outre dit que les sept directeurs de cabinet du pôle Bercy se rencontreraient vendredi. "Et cette réunion est appelée à être régulière pour améliorer notre coordination", a-t-il encore déclaré.

Le numéro deux du gouvernement et ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait jugé le 14 mai que le ministère de l'Economie et des Finances avait "besoin d'un patron", déplorant qu'il y en ait "plusieurs" actuellement.

La veille, l'ancienne candidate socialiste à la présidence, Ségolène Royal, avait également réclamé une "restructuration" de "la vaste galaxie Bercy".

A peine voilées, les critiques visaient notamment la rivalité et les divergences entre Pierre Moscovici et son homologue du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Interrogé lors de sa conférence de presse semestrielle le 16 mai, le président François Hollande avait récusé l'idée qu'il y ait "trop de ministres" à Bercy mais insisté sur la nécessité qu'il n'y ait "qu'une seule ligne" politique.

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