Affaire Cahuzac : Mignard au secours de Hollande

Jean-Pierre Mignard, le 1er octobre 2012 à l'occasion d'une conférence de presse à Paris [Jacques Demarthon / AFP/Archives] Jean-Pierre Mignard, le 1er octobre 2012 à l'occasion d'une conférence de presse à Paris [Jacques Demarthon / AFP/Archives]

Me Jean-Pierre Mignard, avocat de Mediapart et ami de longue date de François Hollande, a expliqué à i>TELE que "l'obsession" du chef de l'Etat dans l'affaire Cahuzac était de pouvoir disposer de "preuves".

Dans une interview à la chaîne d'information, l'avocat a confié que le président Hollande l'avait interrogé sur les informations révélées par le site Mediapart début décembre, mettant en cause le ministre délégué au Budget sur l'existence d'un compte bancaire non déclaré à l'étranger.

"C'est lui qui s'interrogeait, c'était un homme vraiment choqué, bouleversé par une nouvelle de cette nature (...) il avait une certaine incrédulité", a raconté Me Mignard, qui a daté ses conversations avec le président en décembre, au moment de la parution des informations de Mediapart.

"Il me disait: +Qu'est-ce que tu en penses?+ Moi, je disais: +Je n'en sais rien de plus+" que ce qu'écrivait Mediapart, a-t-il dit. Me Mignard a précisé, qu'auprès du site d'information, son travail consistait à "vérifier (s'il y avait) des risques de diffamation".

Me Mignard a rapporté avoir dit au chef de l'Etat, "qu'en tant qu'avocat, (il) pensait qu'il y a(vait) quelque chose". Car "Cahuzac ne fait rien (...) Il ne veut pas du débat public et contradictoire", a-t-il poursuivi.

"L'obsession de François Hollande, c'était: +Je veux des preuves.+ (...) Je pense qu'il ne pouvait pas se séparer de ce ministre sans des preuves", a ajouté Me Mignard.

"Il m'a dit: +S'il y a des preuves, dans la minute, il dégage+", a-t-il poursuivi.

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