UMP: il y a un "problème de gouvernance", estime Bernard Accoyer

Bernard Accoyer (UMP), le 27 mars 2013 à l'Assemblée nationale [Pierre Verdy / AFP/Archives] Bernard Accoyer (UMP), le 27 mars 2013 à l'Assemblée nationale [Pierre Verdy / AFP/Archives]

Bernard Accoyer (UMP), ancien président de l'Assemblée nationale, a fait état lundi d'un "problème de gouvernance" dans son parti, qui "n'a pas de cap précis" et qu'il ne faut pas "s'approprier".

Sur LCI, le député de Haute-Savoie n'a pas repris à son compte l'expression de "problème de leadership" employée la veille par le vice-président de l'UMP Laurent Wauquiez. Il a affirmé qu'il y avait, à la tête de leur parti, "un problème de gouvernance. C'est-à-dire qu'on ne connaît pas le cap précis", et que "la voix de l'UMP est quelque peu balkanisée".

"Il convient qu'il y ait un bureau politique restreint en plus du bureau politique, qui fixe le cap après un débat ouvert". "Le porte-parole ou le président, peu importe le nom, effectue le travail de relais de cette position et de nos propositions", a dit M. Accoyer.

"Tout à fait hostile à l'éclatement de l'UMP", il juge que "le seul moyen d'écarter ce risque mortel, c'est de revoir notre gouvernance".

"L'UMP ne peut pas être simplement une rampe de lancement pour la primaire de la présidentielle de 2017 ou 2022", a déclaré le député.

Le président de l'UMP Jean-François Copé devrait-il se retirer pour permettre la nouvelle gouvernance qu'il souhaite ? "Je ne dis pas cela. Il y a eu une élection, elle a été évidemment contestée" et "il y avait lieu de la contester. Maintenant il faut sortir de cette situation", a répondu M. Accoyer.

"Il faut qu'il occupe davantage un rôle de porte-parole d'une position qui doit être obligatoirement unitaire", a ajouté l'élu à propos du député-maire de Meaux. "On ne peut pas s'approprier un mouvement et ne pas tenir compte de la diversité des opinions et de la nécessité de faire converger ces opinions vers un point de vue unique".

Regrette-t-il la prééminence, au sein du premier parti d'opposition, d'une droite très à droite ? "En tout cas, ce n'est pas ce qui doit prévaloir. Qu'elle soit dans le débat, d'accord, mais ce n'est pas ce qui doit faire la loi", a rétorqué M. Accoyer.

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