Présidence de l'UMP: Juppé salue la "sage décision" de Copé et Fillon

Le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé, le 19 décembre 2012 à Paris [Edouard de Mareschal / AFP/Archives] Le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé, le 19 décembre 2012 à Paris [Edouard de Mareschal / AFP/Archives]

Le maire de Bordeaux et fondateur de l'UMP Alain Juppé a salué mardi matin sur son blog la "sage décision" prise par Jean-François Copé et François Fillon, d'accord pour demander aux militants s'ils souhaitent éviter une nouvelle élection à la tête du mouvement dans l'immédiat.

"Il n'y aura donc sans doute pas de nouvelle élection à la présidence de l'UMP", note l'ancien président de l'UMP.

"Dès lors que les deux protagonistes du pitoyable épisode de l'année dernière en sont d'accord et que les militants sont appelés à ratifier ce choix (ce qu'ils feront certainement si j'en crois ce qu'ils m'en disent), c'est une sage décision", écrit-il encore.

Alain Juppé souligne en outre que "la future organisation de primaires pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle, qui sera inscrite dans nos nouveaux statuts, change la nature même de la fonction de président de l'UMP".

"Ce n'est plus désormais le candidat +naturel+ du parti à l'élection présidentielle; c'est l'organisateur du mouvement, en charge de son unité dans sa diversité".

"Maintenant que cette page va se tourner, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses, c'est-à-dire à la clarification de la ligne politique de notre mouvement", poursuit-il en estimant que trois sujets doivent être définis: "La stratégie économique pour retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi"; "la rénovation de notre modèle social qui doit marcher à la fois sur le pied de la solidarité et celui de la responsabilité", "la refondation de la construction européenne".

Une nouvelle élection en septembre était le premier point de l'accord passé en décembre entre MM. Fillon et Copé, après quatre semaines de violentes disputes consécutives à l'élection controversée à la présidence de l'UMP, fillonistes et copéistes s'accusant mutuellement de tricheries.

Mais de nombreux militants avaient fait savoir qu'ils ne voulaient pas de ce nouveau vote, une vision finalement partagée par les deux hommes, alors que le parti souhaite partir en rangs serrés aux batailles électorales de 2014 (municipales et européennes).

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