Bartolone (PS) s'en prend à Sapin et aux "bureaucrates européens"

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le 22 mai 2013 dans l'hémicycle [Patrick Kovarik / AFP/Archives] Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le 22 mai 2013 dans l'hémicycle [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), s'en est pris vivement jeudi au ministre du Travail, Michel Sapin, au sujet des emplois d'avenir, et aux "bureaucrates européens" concernant les retraites, dans des déclarations au site internet de La Provence.

Dans des propos rapportés mercredi par Le Monde, l'entourage de Michel Sapin critiquait les retards dans la mise en oeuvre des emplois d'avenir en Seine-Saint-Denis, département dont Claude Bartolone est député et ancien président du conseil général. "Les collectivités ne font pas assez d'efforts", jugeait-on de même source.

Le ministre du Travail Michel Sapin quitte l'Elysée, le 29 mai 2013 [Eric Feferberg / AFP]
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Le ministre du Travail Michel Sapin quitte l'Elysée, le 29 mai 2013

"Il faut changer de ton, parce que ce genre d'attitude peut conduire au divorce", a répliqué Claude Bartolone, dans une déclaration jeudi à La Provence, au cours d'une visite dans le Vaucluse. "Je ne voudrais pas que le ministre du Travail fasse passer l'insuffisance de ses services sur le dos des collectivités locales", a-t-il lancé.

Le président de l'Assemblée nationale a par ailleurs exprimé son "courroux" après la demande de la Commission européenne à la France d'accélérer la réforme des retraites. Fustigeant "les bureaucrates européens", il a jugé que la prise de position de la Commission constituait une "négation du suffrage universel direct". "C'est inacceptable. S'ils voulaient renforcer les populismes et le rejet de l'Europe, ils ont bien gagné leur indemnité", a-t-il ajouté.

Claude Bartolone, qui avait voté "non" au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, avait, à la fin avril, estimé nécessaire "une confrontation" avec l'Allemagne, ce qui lui avait valu un échange acerbe à distance, déjà avec Michel Sapin, et avec le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Dès l'automne, le locataire du perchoir de l'Assemblée nationale avait critiqué l'objectif de limiter le déficit budgétaire à 3% dès cette année, qu'ont ensuite repoussé à plus tard le gouvernement et la Commission européenne.

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