Raffarin déplore "une justice spectacle"

Jean-Pierre Raffarin le 19 décembre 2012 à Paris [Eric Feferberg / AFP/Archives] Jean-Pierre Raffarin le 19 décembre 2012 à Paris [Eric Feferberg / AFP/Archives]

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP), interrogé jeudi par LCI sur les dossiers Bettencourt et Tapie-Adidas, a déploré des "rebondissements" d'une "justice spectacle", qui lui paraissent nuisibles.

"La justice spectacle connaît les difficultés du spectacle, avec les rebondissements", a commenté le sénateur de la Vienne, à propos d'une proximité qui serait reprochée au juge d'instruction Jean-Michel Gentil et à un expert de santé ayant examiné Liliane Bettencourt, nouvel épisode du dossier sur l'héritière l'Oréal.

Or il faut à la justice "de la sérénité, du calme et une certaine discrétion pour qu'elle travaille profondément", a dit M. Raffarin.

"Tous ces rebondissements ne font pas de bien à l'esprit de justice nécessaire dans notre République", "on a l'impression d'une série télévisée", selon lui.

Questionné sur les "autres membres de la bande", après la mise en examen d'un des trois juges-arbitres de l'affaire Tapie pour escroquerie en bande organisée, il a tranché : "c'est à la justice de le dire". "Ce sujet est extrêmement grave et nous attendons autre chose que du spectacle", "nous voulons que la vérité puisse être dite clairement".

Comme on lui demandait si à Matignon (2002-2005), il avait été sollicité en vue d'un arbitrage de ce dossier qui remonte au début des années 90, M. Raffarin a répondu par la négative: "je n'ai pas été sollicité". "J'entendais, je lisais qu'il y avait en effet beaucoup de gens qui proposaient une issue, puisqu'on voyait que les procédures judiciaires seraient très très longues. L'idée de l'arbitrage est toujours présente quand on voit qu'on peut gagner du temps et que les deux parties sont d'accord".

Après, "est-ce que l'arbitre procède en justice ou avec fraude ou escroquerie, à la justice de nous le dire", a-t-il insisté.

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