De la friture entre Sapin à Bartolone sur l'emploi ?

Michel Sapin le 29 mai 2013 à Paris [Eric Feferberg / AFP] Michel Sapin le 29 mai 2013 à Paris [Eric Feferberg / AFP]

Michel Sapin a appelé vendredi "chacun à se mobiliser" sur l'emploi plutôt que de "critiquer" en réponse au courroux de Claude Bartolone qui n'avait pas apprécié que l'entourage du ministre du Travail souligne le retard pris dans son département de Seine-Saint-Denis pour mettre en oeuvre les emplois d'avenir.

Le déploiement de ces emplois en partie subventionnés destinés aux jeunes peu ou pas diplômés "marche très bien dans les zones rurales" mais il est "plus difficile" dans les "zones très urbanisées", a souligné M. Sapin sur Europe 1.

25.000 ont été signés sur un objectif de 100.000 d'ici la fin de l'année, selon le dernier bilan du ministère.

"Objectivement c'est plus difficile" dans ces zones, "pourtant c'est là qu'il y a le plus de jeunes en difficultés. Donc chacun doit faire un effort, chacun doit se mobiliser, chacun doit se sentir concerné et non pas critiquer", a-t-il ajouté.

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, élu socialiste de Seine-Saint-Denis, "a un caractère bouillant, c'est une de ses qualités et lorsqu'on fait des remarques sur son département il considère que c'est une critique contre lui-même, ça n'est pas le cas", a estimé M. Sapin.

M. Bartolone, ancien président du conseil général de ce département, avait vivement réagi à des propos de l'entourage du ministre rapportés dans le quotidien Le Monde estimant que "les missions locales fonctionnent mal en Seine-Saint-Denis et (que)les collectivités ne font pas assez d'efforts" pour mettre en place des emplois d'avenir.

"Je ne voudrais pas que le ministre du Travail fasse passer l'insuffisance de ses services sur le dos des collectivités locales", avait lancé M. Bartolone appelant à "changer de ton, parce que ce genre d'attitude peut conduire au divorce".

Réagissant au nouveau bond de chômeurs enregistré par Pôle emploi en avril, le ministre s'est dit une nouvelle fois convaincu que la politique du gouvernement "donnera les résultats que nous prévoyons", c'est à dire "inverser" la courbe fin 2013.

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