Visite de Manuel Valls à Marseille

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à Marseille, le 31 mai 2013 [Boris Horvat / AFP] Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à Marseille, le 31 mai 2013 [Boris Horvat / AFP]

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en visite vendredi à Marseille, a estimé que "la stratégie de reconquête commenç(ait) à porter ses fruits", dressant un bilan des deux Zones de sécurité prioritaires (ZSP) de la ville.

"Je mesure le chemin parcouru depuis un an", a déclaré le ministre, un an après sa première visite dans la ville, soulignant que les règlements de comptes ont été moins nombreux cette année, "avec sept tués dans les Bouches-du-Rhône, dont six à Marseille", soit "moitié moins qu'en 2012 à la même époque".

"C'est un signe encourageant mais n'en tirons aucune satisfaction", a dit M. Valls, affirmant que face "à des actes barbares et traumatisants", "la République doit être inflexible".

Le ministre a détaillé l'ensemble des renforts de police ayant accompagné la création de deux ZSP (nord et sud) de Marseille avec l'arrivée de "230 policiers et gendarmes et de trois unités de forces mobiles permanentes" qui ont permis, selon lui, "une occupation dynamique de la voie publique" ou de renforcer "les moyens d'investigation".

"De la répression à l'amélioration du cadre de vie", Manuel Valls a vanté les mérites de "l'approche globale". Cette méthode mise en oeuvre par le préfet de police Jean-Paul Bonnetain, préconise, en marge des opérations de police menées dans les 40 cités sensibles, l'intervention des acteurs sociaux, bailleurs, associations et services de l'État.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à Marseille, le 31 mai 2013 [Boris Horvat / AFP]
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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls à Marseille, le 31 mai 2013
 

"Transformer la vie des gens prendra du temps", a tempéré le ministre avant de se rendre au Clos La Rose, une cité du nord de la ville, brusquement médiatisée en novembre 2010 après un règlement de comptes. Ce jour-là, dans ce quartier alors haut-lieu du trafic de drogue, un adolescent de 16 ans avait été tué d'une rafale de kalachnikov et un enfant de 11 ans blessé de plusieurs balles.

Manuel Valls a parcouru au pas de course le Clos La Rose, qui s'apprêtait à célébrer la fête des voisins, tendant la main aux quelques habitants qui n'avait pas été rebutés par les nombreux effectifs de police quadrillant le quartier.

A un petit garçon accompagné de sa mère, "tu sais qui je suis? Je suis le chef des policiers", a dit le ministre avant de se rendre dans le Hall 41, une cage d'escalier investie par les trafiquants et que ses habitants avaient fini par fuir.

Quelques représentants de Treize Habitat, le bailleur social de ce grand ensemble, lui ont fièrement montré les 10 appartements de cette cage d'escalier, récupérés en mars après une vaste opération de police. Fraîchement rénovés, ils doivent à nouveau être loués.

 
 

Le ministre a aussi visité le centre social, s'entretenant brièvement avec des travailleurs sociaux et un chef d'établissement scolaire.

Des élus locaux, dont la députée PS Sylvie Andrieux, récemment condamnée à un an de prison dans un dossier détournement de fonds publics, étaient présents, mais se sont faits discrets, n'accompagnant pas le ministre dans sa visite.

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