Peillon: la réforme du lycée n'a pas réussi à rééquilibrer les filières

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, le 16 mai 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives] Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, le 16 mai 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives]

La réforme du lycée, entamée en seconde sous Luc Chatel et arrivée en terminale cette année, "n'a pas porté ses fruits pour rééquilibrer les filières", a estimé lundi le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon sur RTL.

Interpellé par une auditrice sur une baisse selon elle du niveau de mathématiques dans la filière scientifique (S), il a rétorqué: "Le vrai problème est surtout qu'elle est l'unique filière d'excellence, la terminale S, et même ceux qui ne se destinent pas à devenir scientifiques (...) passent par cette filière. La réforme qui a été conduite par mon prédécesseur, qui arrive à son terme cette année, n'a pas porté ses fruits pour rééquilibrer les filières et donc trouver quand même une diversité des excellences".

"Il m'a semblé - on reproche souvent à l'Education nationale de tout remettre en cause tout le temps - qu'il fallait d'abord" laisser terminer de se mettre en place cette réforme avant de "l'évaluer", a-t-il indiqué, tout en estimant qu'il y avait aussi dans cette réforme certaines mesures "de bon sens".

L'objectif de la réforme du lycée général et technologique, lancée par la droite en 2010 en seconde, était d'améliorer l'orientation et de rééquilibrer les séries en première, notamment au profit de la série littéraire (L), en perte de vitesse face à la série scientifique (S).

A deux semaines des écrits du bac, qui commencent le 17 juin par l'épreuve de philosophie, M. Peillon a ajouté que les candidats devaient être "confiants" et "rassurés".

"Il y a quelque chose dans l'école française, peut-être dans la société française, qui est en permanence la crainte, le stress. Non, comme vous le savez les uns et les autres, le baccalauréat se réussit plutôt globalement aujourd'hui, et c'est un moment auquel les Français sont attachés".

Les élèves "doivent être concentrés, ils doivent travailler, ils doivent le préparer, mais en même temps, il faut qu'ils l'abordent avec sérénité et confiance (...). Nous ferons tout pour que cela se passe au mieux".

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