Electricité: "pas question d'accepter" les hausses de tarifs, affirme Batho

La ministre de l'Ecologie et de l'énergie Delphine Batho s'exprime devant les médias, le 5 juin 2013 à Paris [Lionel Bonaventure / AFP] La ministre de l'Ecologie et de l'énergie Delphine Batho s'exprime devant les médias, le 5 juin 2013 à Paris [Lionel Bonaventure / AFP]

Le gouvernement n'acceptera pas les hausses cumulées des tarifs réglementés de l'électricité jugées nécessaires par la Commission de régulation de l'énergie pour couvrir les coûts d'EDF, a déclaré mercredi à l'AFP la ministre de l'Ecologie et de l'énergie, Delphine Batho.

"Il y a un problème de coût de production de l'électricité qui augmente mais il y a aussi un problème de pouvoir d'achat pour les Français", et "en l'état du pouvoir d'achat, il n'est pas question d'accepter une telle hausse cumulée", a affirmé la ministre.

"Le gouvernement prendra en compte les coûts mais aussi la préservation du pouvoir d'achat", a-t-elle poursuivi, ajoutant que la prochaine décision sur l'évolution des tarifs "sera prise au mois de juillet, en tenant compte de ces paramètres".

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a prévenu mercredi qu'il fallait augmenter fortement les tarifs de l'électricité, en commençant par une hausse de 7 à 10% dès cet été pour les particuliers, pour couvrir l'envolée des coûts d'EDF liée notamment au parc nucléaire.

Elle a également jugé nécessaire un rattrapage de 7,6% qui pourrait être étalé dans le temps, afin de compenser une augmentation nettement insuffisante de l'électricité l'an dernier.

François Hollande a exclu de son côté en Conseil des ministres de procéder "immédiatement" au rattrapage du retard accumulé sur les hausses des tarifs d'EDF "compte tenu du niveau du pouvoir d'achat", a rapporté Najat Vallaud-Belkacem.

Selon la porte-parole du gouvernement, le chef de l'Etat a eu des propos "clairs" sur le sujet. "Nous n'envisageons absolument pas de procéder au rattrapage du retard accumulé depuis plusieurs années immédiatement, compte tenu du niveau du pouvoir d'achat des Français", a-t-elle déclaré, soulignant que "le rapport de la Commission de régulation de l'énergie est une contribution sur laquelle nous allons travailler".

"Nous n'envisageons absolument pas de procéder au rattrapage du retard accumulé depuis plusieurs années immédiatement, compte tenu du niveau du pouvoir d'achat des Français", a déclaré Mme Vallaud-Belkacem, citant le président de la République.

"Les arrêtés tarifaires de réévaluation sont généralement pris au mois de juillet, ce sera le cas cette année encore", a-t-elle ajouté.

"Le rapport de la commission de régulation de l'énergie est une contribution sur laquelle nous allons travailler. Mais ce dont nous sommes sûrs, c'est que la hausse qui sera décidée au mois de juillet prendra en compte un équilibre indispensable (...) entre d'une part la couverture des coûts d'EDF et la préservation du pouvoir d'achat des ménages", a insisté la porte-parole.

"Par ailleurs, a-t-elle souligné, le président de la République a demandé à ce que l'on puisse poursuivre avec EDF le travail pour que soit renforcée la maîtrise des coûts d'EDF et notre politique en matière d'efficacité énergétique".

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