"Grande fierté" de Dati pour la réforme de la carte judiciaire

L'ex garde des Sceaux Rachida Dati (UMP), le 17 avril 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives] L'ex garde des Sceaux Rachida Dati (UMP), le 17 avril 2013 à Paris [Martin Bureau / AFP/Archives]

L'ex garde des Sceaux Rachida Dati (UMP) a fait part mercredi soir de sa "grande fierté de pouvoir apprécier les premiers résultats" de sa réforme de la carte judiciaire, après la publication d'un rapport sénatorial sur son bilan immobilier.

"Le rapport de la mission de contrôle du Sénat sur le bilan immobilier de la réforme de la carte judiciaire rappelle aujourd'hui très clairement que cette réforme est dans l'intérêt des Français", a écrit Mme dati dans un communiqué.

"Plusieurs avait tenté, à droite comme à gauche, de réformer une carte judiciaire qui datait de 1958, sans y parvenir. Cette réforme n'a pas été facile, j'ai dû faire face à de nombreux conservatismes qui tranchaient avec ce que nous demandaient les Français", poursuit-elle.

L'ex ministre, députée européen, dit sa "grande fierté de pouvoir en apprécier les premiers résultats". "Le rapport, estime-t-elle, montre très clairement les économies que cette réforme va générer, alors même qu'elle ambitionne d'améliorer l'efficacité de la justice".

La mission menée par les sénateurs UMP Philippe Dallier et Albéric de Montgolfier portant sur le bilan immobilier de la réforme de la carte judiciaire estime que "le plafond de dépenses arrêté par le gouvernement lors de l'engagement de la phase opérationnelle de la réforme en 2008, soit 375 millions d'euros, a été respecté", dans la mesure où son coût total aura atteint 331,9 millions d'euros entre 2008 et 2017.

Par ailleurs, Mme Dati se félicite de voir appliquer "une autre réforme qu'(elle) a portée", la rétention de sûreté appliquée à Tony Meilhon, accusé d'avoir assassiné Laetitia Perrais. Une réforme, qui selon elle "prouve à nouveau toute sa pertinence".

Tony Meilhon a été condamné mercredi à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période incompressible de vingt-deux ans et d'une mesure de rétention de sûreté.

"Face à des individus aussi dangereux, dont le risque de récidive est très élevé, la rétention de sûreté que j'ai mise en place est indispensable pour protéger les Français. Et aujourd'hui la gauche veut la supprimer !", estime Mme Dati.

Elle considère que "la politique de laxisme en matière pénale se voit une nouvelle fois totalement remise en cause par le rappel de l'utilité des outils que (le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ndlr) avait instaurés".

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