Hommage à Clément Méric : NKM prise à partie par des militants

La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 juin 2013 à Paris [Jacques Demarthon / AFP] La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 juin 2013 à Paris [Jacques Demarthon / AFP]

La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, a été prise à partie jeudi soir par quelques personnes alors qu'elle venait rendre hommage à Clément Méric sur les lieux de la bagarre mortelle de mercredi soir, le député Bernard Debré dénonçant "un hold up sur la démocratie".

L'ancienne ministre de l'Ecologie avait décidé de se rendre dans le quartier Saint-Lazare, près de l'endroit où le militant d'extrême gauche a été frappé, mais elle a été accueillie sur place par des cris hostiles, des "dégage!, dégage!" ou "tu n'as rien à faire ici".

"On a réalisé un rassemblement d'élus pour dénoncer la violence politique, la violence des attitudes, la violence des propos, celle qui dégénère en violence des actes et l'on voit, à l'occasion de cette traversée qu'elle n'est pas éteinte", a déclaré NKM à la presse.

"Mais", a-t-elle ajouté, "nous serons là pour la dénoncer, pour dire que c'est le comportement de violence dans les propos, les attitudes qui dégénèrent parfois en violence physique".

La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 juin 2013 à Paris [Jacques Demarthon / AFP]
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La candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 juin 2013 à Paris
 

"Tous ces comportements n'ont pas leur place et sont un cancer pour la démocratie", a poursuivi la députée de l'Essonne. "On peut avoir des désaccords, on a des désaccords entre les différents partis, mais ça doit se faire à coups d'arguments, pas d'hurlements".

NKM, qui était accompagnée d'une dizaine de personnalités et élus de Paris dont son ex-rival de la primaire UMP, Pierre-Yves Bournazel, est restée en tout est pour tout une vingtaine de minutes sur place avant de quitter les lieux sous la protection d'une dizaine de gendarmes, a constaté une journaliste l'AFP.

Interrogé sur l'incident et les injures lancées à NKM, le député de Paris Bernard Debré a évoqué "un hold up sur la démocratie".

"Nathalie a passé son temps a combattre les extrêmes, elle a fait un livre contre le Front national. Elle a été le fer de lance du combat contre l'extrême droite mais aussi contre l'extrême gauche. Alors, voir que cette femme, qui est d'une droite modérée se faire injurier, avoir failli se faire battre dans la rue par des excités, cette récupération est intolérable", a dénoncé l'élu sur BFMTV.

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