Chatel dénonce la baisse du plafond du quotient familal

Le député UMP Luc Chatel, le 19 mars 2013 à l'Assemblée [Patrick Kovarik / AFP/Archives] Le député UMP Luc Chatel, le 19 mars 2013 à l'Assemblée [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Le vice-président délégué de l'UMP Luc Chatel a estimé dimanche que la baisse du plafond du quotient familial décidée lundi par le gouvernement était une "triple faute".

Interrogé sur Europe 1, le député de Haute-Marne déclare que, "d'abord, c'est une faute démographique, parce que la natalité est une force de notre pays".

"Ensuite c'est une faute de raisonnement économique. Parce que les prestations familiales, ce n'est pas une solidarité verticale des plus riches vers les plus pauvre, c'est une solidarité horizontale: en gros ce sont les familles sans enfants qui financent les familles d'un même niveau de vie avec enfants", poursuit-il.

Enfin "la troisième faute est politique: François Hollande avait dit le 16 mai dernier qu'il veillerait à ne pas augmenter les impôts des ménages en 2014. Il a tenu 18 jours".

Co-fondateur avec Jean-Pierre Raffarin et Jean Leonetti de France moderne et humaniste (FMH), l'un des courants de l'UMP (18% au congrès de novembre), Luc Chatel propose de fiscaliser les allocations familiales "moyen de faire des économies tout en maintenant leur universalité".

Le gouvernement a choisi lundi de diminuer le plafond du quotient familial, et donc d'augmenter les impôts de 12% des ménages avec enfants, une mesure qui devrait permettre d'économiser un milliard d'euros dès 2014, selon les prévisions du gouvernement.

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