Marine Le Pen pointe l'Action antifasciste comme "un groupe ultraviolent"

La présidente du FN, Marine Le Pen, le 19 janvier 2011 à Strasbourg [Georges Gobet / AFP/Archives] La présidente du FN, Marine Le Pen, le 19 janvier 2011 à Strasbourg [Georges Gobet / AFP/Archives]

La présidente du FN Marine Le Pen a affirmé lundi qu'elle n'avait pas "à regretter" ou "à approuver" la dissolution annoncée des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et a pointé du doigt l'Action antifasciste Paris-Banlieue (AAPB) dont faisait partie Clément Méric, "un groupe ultra violent" selon elle.

La dissolution des JNR, le service d'ordre de Troisième voie, "je n'ai ni à la regretter ni à l'approuver, mais je pense qu'il y a une loi et que le ministère de l'Intérieur a bien vérifié que (...) les conditions pour cette dissolution étaient remplies", a déclaré Marine Le Pen sur I-Télé. Elle a appelé à la dissolution des groupes "d'extrême droite" ou "d'extrême gauche" qui "appellent à la violence".

"Mais là où je suis un peu étonnée, c'est que le groupe auquel appartenait le jeune Méric, qui était probablement trop jeune pour s'en apercevoir, était un groupe ultra violent. C'est un groupe qui fait appel systématiquement à la violence", a affirmé la députée européenne.

Clément Méric, étudiant à Sciences Po âgé de 18 ans, membre du groupe Action antifasciste Paris Banlieue, est mort jeudi au lendemain d'une rixe violente avec des skinheads d'extrême droite. Cinq suspects ont été mis en examen, tous sympathisants du mouvement d'extrême droite Troisième voie.

Sur le plateau d'I-Télé, Marine Le Pen a montré un dessin, posté sur la page Facebook de l'AAPB, où elle apparaît frappée d'un coup de poing, le visage en sang, un oeil sortant de son orbite.

Selon Marine Le Pen, "il se trouve que c'est une rixe qui a tourné ainsi. Il n'en demeure pas moins que ces mouvements d'extrême gauche ultra violents doivent faire aussi l'objet d'une dissolution de la part de M. (Manuel) Valls".

"Nous n'avons aucun rapport avec ces groupes et avec ces groupuscules", a réaffirmé Marine Le Pen. Dimanche, la présidente du FN avait indiqué avoir "rencontré une fois" Serge Ayoub, l'ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens, aujourd'hui dirigeant des JNR et de Troisième Voie. "J'en ai conclu que nous n'avions pas grand-chose à nous dire et rien à faire ensemble", avait-elle ajouté.

Un livre de deux journalistes du Monde, "Le Système Le Pen", paru en 2011, avait révélé que la présidente du FN avait dîné à la fin de l'été 2010 avec Serge Ayoub, ce qu'elle n'avait pas démenti.

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