Guéant: débat à l'Assemblée jeudi soir sur les primes en liquide

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant (C), répond aux questions des journalistes, le 28 novembre 2011 à Marseille [Boris Horvat / AFP/Archives] Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant (C), répond aux questions des journalistes, le 28 novembre 2011 à Marseille [Boris Horvat / AFP/Archives]

L'Assemblée nationale débattra jeudi soir, à la demande des députés radicaux de gauche, des primes en liquide reçues par des membres de cabinets ministériels, telles celles dont a bénéficié Claude Guéant entre 2002 et 2004.

Quelque 10.000 euros mensuels, puisés dans les "frais d'enquête" des policiers, ont été "remis" entre 2002 et 2004 à Claude Guéant, alors directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, selon un rapport d'inspection rendu public lundi et transmis à la justice.

Après la suppression en 2002, par le gouvernement de Lionel Jospin de primes en liquide alimentées par des "fonds secrets", "on croyait, naïvement sans doute, qu'à partir de 2002 il n'y en avait plus", a déclaré mardi à l'AFP le député PRG Alain Tourret. "Nous venons d'apprendre notamment que M. Guéant a continué à détenir des fonds secrets, par l'intermédiaire de fonds dit d'enquête pour le ministère de l'Intérieur et qu'il s'est approprié les fonds en questions".

Aussi, "j'ai demandé à ce que le gouvernement puisse répondre jeudi soir sur ce maintien : pendant quelle durée ? sur quelles personnes ? comment cela a-t-il pu se faire entre 2002 et 2004 ? On nous dit que cela s'est arrêté en 2004. Pourquoi ? Que je sache M. Guéant est resté au pouvoir de 2002 jusqu'à 2012 et je voudrais bien comprendre ce qui a pu se faire", a dit M. Tourret, qui en tant que rapporteur du budget de la Fonction publique entre 1997 et 2002, explique avoir contribué à la suppression des fonds secrets.

Le débat de jeudi "sur l'application de l'interdiction des rémunérations en numéraire dans les cabinets ministériels depuis 2002" ne donnera lieu à aucun vote, mais le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, ou son collègue chargé des relations avec le Parlement Alain Vidalies répondra aux questions des députés, a précisé M. Tourret.

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