Harlem Désir appelle à une "renaissance de l'Europe"

Harlem Désir le 7 juin 2013 à Paris [Claire Lebertre / AFP/Archives] Harlem Désir le 7 juin 2013 à Paris [Claire Lebertre / AFP/Archives]

Harlem Désir (PS) a appelé samedi, en présence de plusieurs responsables socialistes de l'Europe du sud, à une "renaissance de l'Europe" basée sur la croissance et l'emploi, et a dénoncé l'"échec" des politiques d'austérité des "gouvernements conservateurs" et de la Commission européenne, "incapables d'apporter une réponse à la crise".

"Nous voulons appeler ensemble à une renaissance de l'Europe. On ne sortira pas de la crise que traverse aujourd'hui l'Europe par des politiques d'austérité, mais au contraire en donnant la priorité à la croissance, à l'emploi, à des investissements communs", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste devant des journalistes.

L'eurodéputé était entouré notamment d'Antonio José Seguro, le secrétaire général du PS portugais, d'Alfredo Perez Rubalcaba, secrétaire général du PSOE (Espagne), d'Evangelos Venizelos (Pasok, Grèce) et de Guglielmo Epifani, secrétaire national du Parti démocrate (Italie), avec lesquels il venait de s'entretenir.

Il s'agissait, a dit Harlem Désir, d'un "sommet de la solidarité, de l'alternative face à l'échec des politiques qui ont été conduites ces dernières années sous l'égide des gouvernements conservateurs et de la majorité de droite au sein de la Commission européenne, qui ont été incapables d'apporter une réponse à la crise".

Évoquant l'approche des élections au Parlement européen, en 2014, le responsable français a énuméré plusieurs "propositions" qu'il entendait défendre avec ses collègues "progressistes" européens pendant la campagne électorale.

"Nous considérons que la façon dont est abordée la question des déficits aujourd'hui par la Commission européenne est un échec flagrant", a-t-il dit notamment.

"Nous demandons donc qu'il y ait une nouvelle doctrine... La réalité, c'est que aujourd'hui, plusieurs pays qui ont été soumis à des plans draconiens de réduction des dépenses publiques ont d'ores et déjà totalement réduit leurs déficits structurels. Il est absurde de s'en tenir à une approche qui ne tient compte que des déficits nominaux", a-t-il relevé.

Prenant l'exemple de la Grèce, qui a aujourd'hui, selon lui, un déficit structurel de 0,2%, Harlem Désir a estimé qu'"en ajoutant des politiques d'austérité à la situation de ces pays (frappé par des déficits considérables, NDLR), on ne fait qu'aggraver la récession et accroître le déficit nominal".

"Nous demandons donc une approche qui prenne en compte le déficit structurel et non plus le déficit nominal", a-t-il fait valoir.

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