L'UDI se dote d'un contre-gouvernement

Jean-Louis Borloo, leader de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le 16 avril 2011 à Paris [Thomas Samson / AFP] Jean-Louis Borloo, leader de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le 16 avril 2011 à Paris [Thomas Samson / AFP]

L'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo s'est dotée d'un contre-gouvernement qui a tenu samedi sa première réunion à huis clos en marge du Premier conseil national du parti.

Sur le modèle des "shadow cabinet" anglais, ce gouvernement virtuel se réunira chaque mois (prochaine réunion le 17 juillet) avec l'idée de servir de vitrine au parti centriste en montrant des visages nouveaux, de formaliser ses propositions politiques et d'ouvrir un dialogue avec les Français, a expliqué à l'AFP le député Yves Jego chargé de la coordination du projet.

Organisé autour de 15 grands ministères auxquels s'ajoute une équipe élargie de trente membres, il se réunira dans un premier temps à huis clos, pour roder la formule, avant d'intervenir sur Internet, a précisé l'ancien secrétaire d'Etat à l'Outremer. "L'idée est de sortir chaque mois une proposition de loi qui pourra ensuite être reprise par le groupe à l'Assemblée ou alimenter le programme du parti", a-t-il ajouté.

"En outre, chaque membre du contre-gouvernement sera amené, à tour de rôle, à réagir chaque semaine à l'actualité dans une petite vidéo de 7 à 8 minutes visible sur le site de l'UDI", a-t-il souligné.

L'équipe resserrée compte parmi ses membres: Hervé Morin (Entreprises et croissance), Nassimah Dindar (Recherche, innovation, prospective), Yannick Favennec (Agriculture, forêt, agroalimentaire), Valérie Létard (Affaires sociales), Sonia de la Prévôté (Travail et insertion professionnelle), Bertrand Pancher (Territoires, Développement durable), Sonia Lagarde (Outremer et mer), Philippe Vigier (Dépense publique), Rama Yade (Enseignement et jeunesse), Catherine Morin Desailly (Culture, communication et numérique), Jean-Christophe Lagarde (Intérieur), François Zochetto (Justice), Philippe Folliot (Défense, ancien combattants), Chantal Jouanno (Affaires étrangères et biens publics mondiaux) et Jean Arthuis (Intégration européenne).

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