Guedj : les socialistes devaient reconnaître leur "propre responsabilité"

Le député de l'Essonne Jérôme Guedj (c) parle à la presse, le 16 mai 2013 à Paris [Pierre Verdy / AFP/Archives] Le député de l'Essonne Jérôme Guedj (c) parle à la presse, le 16 mai 2013 à Paris [Pierre Verdy / AFP/Archives]

Le député de l'Essonne Jérôme Guedj, membre de l'aile gauche du PS, a estimé mardi que les socialistes devaient reconnaître leur "propre responsabilité" dans la défaite de leur candidat dans le Lot-et-Garonne, jugeant que la "stratégie des trois petits singes: ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre, (était) la pire".

Cette stratégie "est en partie celle qui nous a fait mettre dix ans après 2002 pour revenir aux responsabilités", a-t-il déclaré à l'AFP dans les couloirs de l'Assemblée.

"On ne peut pas se payer le luxe d'attendre, et là je vais assumer une divergence avec le président de la République qui l'autre jour a dit +on verra dans quatre ans+, en 2017", a dit l'élu de l'Essonne. Et d'ajouter: "Sauf qu'on le verrait dans de très très mauvaises conditions si entre temps on perdait massivement les municipales, les régionales, les cantonales", a-t-il poursuivi. François Hollande a répété, dimanche sur M6, qu'il serait jugé à la fin de son quinquennat.

A ses yeux, "il faut reconnaître notre propre responsabilité" mais "en disant cela, ce n'est pas un crime de lèse-majesté" ou de "l'auto-flagellation", a précisé M. Guedj, appelant les élus socialistes à "avoir l'intelligence collective de sereinement et lucidement regarder ce que ça signifie".

"Il faut prendre cette défaite pour ce que c'est : une très très sérieuse alerte qui exprime l'impatience et l'incompréhension d'une partie de nos concitoyens sur l'action qui est menée par nous les socialistes", a aussi dit Jérôme Guedj, assurant qu'"à chaque fois que quelque chose ressemble au 21 avril 2002, ça (le) replonge dans ce qui est pour (lui) au coeur de (sa) préoccupation dans ce quinquennat: ne pas revivre le 21 avril 2002 en 2017".

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