Ile-de-France : Pécresse sonne la charge contre la gestion

L'UMP Valérie Pécresse (d) discute avec Chantal Jouanno lors de l'assemblée plénière du conseil régional d'Ile-de-France pour l'élection de son président, le 26 mars 2010 à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives] L'UMP Valérie Pécresse (d) discute avec Chantal Jouanno lors de l'assemblée plénière du conseil régional d'Ile-de-France pour l'élection de son président, le 26 mars 2010 à Paris [Patrick Kovarik / AFP/Archives]

Valérie Pécresse, chef de file de l'opposition UMP au Conseil régional d'Ile-de-France, a sonné la charge, mardi, contre la gestion de la collectivité dont les "dérives" et le "clientélisme" ont "sacrifié les priorités de Franciliens".

"Je ne comprends pas comment on peut s'écarter à ce point des priorités des Franciliens", a déclaré Mme Pécresse, lors d'une conférence de presse en amont de la séance plénière qui examinera jeudi le compte administratif de la Région.

L'avis rendu la veille par Conseil économique et social régional (Ceser) l'a confortée dans ces critiques récurrentes: demande de maîtrise des dépenses de fonctionnement, qui ont augmenté de 4%, et constat d'un ralentissement des investissements (-4,7%).

Mme Pécresse prend comme exemple "la sous-consommation grave des investissements dans les secteurs prioritaires" comme "les lycées (-149 M EUR), ce qui traduit une incapacité à mener les chantiers dans les délais".

"On va se retrouver dans une vraie situation de crise des lycées : on va avoir des lycéens sans lycées", a mis en garde la député des Yvelines.

Elle a aussi critiqué "l'abandon du Plan de sauvegarde aux PME", "l'absence de projets déposés sur le dispositif de soutien aux technologies écologiquement innovantes" ou encore le "report des projets d'infrastructure haut débit" en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis alors que c'est un "dossier clé pour la compétitivité".

Au regard de cet inventaire, Valérie Pécresse a fustigé une Région "qui soigne son confort et fait du clientélisme", en référence "à l'augmentation de 65 M EUR des subventions aux associations en 2012, année électorale alors que dans le même temps l'aide aux entreprises diminuait de 14 M EUR".

Mme Pécresse a fait part aussi d'un "clash" lors d'une réunion avec l'exécutif la semaine dernière "quand on a vu que 272.000 euros étaient affectés au soutien des filières industrielles (automobile, aéronautique, mécanique) et que le même jour on mettait 565.000 euros de subvention à des associations".

Et de citer: "165.000 euros pour le plan climat de Dakar (au Sénégal), 74.000 euros pour les commémorations de la mort de Salvador Allende, 30.000 euros pour Max Havelaar, etc.: c'est une manière de +clientéliser+, de fidéliser", a-t-elle dénoncé.

Pour lutter contre ces "dérives", Valérie Pécresse a déposé plusieurs amendements au projet de loi sur la transparence de la vie publique, actuellement débattu à l'Assemblée, qui concernent les collectivités locales et surtout les régions.

Il s'agirait entre autres de l'obligation pour les élus de déclarer les personnes de leur famille embauchées dans leur collectivité, l'obligation pour les élus de déclarer les intérêts qu'ils détiennent dans une entreprise, organismes privés y compris les associations qui reçoivent des aides régionales, obligation de publier un rapport annuel sur les organismes associés de la région.

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