L'UDI déplore le manque de moyen de la future Haute Autorité

Le porte-parole du groupe UDI à l'Assemblée, Jean-Christophe Lagarde, le 3 avril 2013 au Parlement à Paris [Eric Feferberg / AFP/Archives] Le porte-parole du groupe UDI à l'Assemblée, Jean-Christophe Lagarde, le 3 avril 2013 au Parlement à Paris [Eric Feferberg / AFP/Archives]

Le porte-parole du groupe UDI (Union des démocrates et indépendants), Jean-Christophe Lagarde, a déploré mardi que la future Haute Autorité de la Transparence pour la vie publique n'ait pas selon lui les moyens humains de contrôler les déclarations de patrimoine.

Il a cependant répété, lors de son point de presse hebdomadaire, que son groupe allait s'abstenir sur ce projet de loi.

"On dit qu'il y aura de 6 à 20 personnalités pour contrôler 7.000 déclarations, de qui se moque-t-on?", a-t-il lancé.

Lundi, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, avait indiqué à ce sujet: "Étant précisé que le nombre de déclarations va passer de 5.600 à 7.000 -ce sont des chiffres approximatifs- , le gouvernement s’engage à remettre en place par redéploiement, dès le mois de septembre, vingt équivalents temps plein de fonctionnaires mis à disposition", a-t-il dit dans l'hémicycle, assurant que "les moyens mis en place pour faire fonctionner la Haute Autorité seront à la hauteur des besoins".

"Ils ne contrôlent pas et font semblant de montrer", a critiqué le porte-parole du groupe UDI.

M. Lagarde a rejoint par ailleurs les critiques de certains UMP ou encore du radical Alain Tourret, estimant que ce "projet ouvr(ait) la voie à la délation" via le système de lanceurs d'alerte.

Il a ajouté que son groupe avait un "a priori défavorable" sur l'instauration d'un procureur financier à compétence nationale car celui-ci pourrait recevoir des instructions individuelles de la garde des Sceaux. "Ce serait dangereux, car ce serait un moyen d'exercer des pressions importantes", a-t-il assuré. Un projet de loi est actuellement en navette pour supprimer expressément les instructions individuelles de la garde des Sceaux.

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