Matignon ne changera pas d'"orientation" après Villeneuve-sur-Lot

Le candidat PS à l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, Bernard Barral, vote le 16 juin 2013 à Penne- d'Agenais [MEHDI FEDOUACH / AFP Photo] Le candidat PS à l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, Bernard Barral, vote le 16 juin 2013 à Penne- d'Agenais [MEHDI FEDOUACH / AFP Photo]

L'élimination au premier tour du candidat PS à l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, l'ancienne circonscription de Jérôme Cahuzac, ne donne "pas lieu à réviser" la politique suivie par le gouvernement depuis un an, a-t-on estimé à Matignon mardi, où l'on juge toutefois "préoccupant" le score du FN.

Dimanche, le candidat du PS, Bernard Barral (23,69%), a été éliminé au premier tour de la législative partielle dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne, faute d'avoir recueilli 12,5% des inscrits. Au second tour, le candidat UMP, Jean-Louis Costes, arrivé en tête, affrontera celui du FN, Etienne Bousquet-Cassagne.

La circonscription n'a jamais été "particulièrement, radicalement à gauche", a commenté un conseiller de Jean-Marc Ayrault, rappelant que François Hollande avait recueilli 51,8% des voix au second tour de l'élection présidentielle en 2012.

Matignon juge cependant "préoccupant" le score du FN dimanche dernier. "On voit bien qu'il faut que l'on surveille l'état du FN, les scores qu'il va faire potentiellement aux municipales, aux européennes (en 2014)", a-t-on ajouté de même source.

Les élections européennes de juin 2014 inquiètent particulièrement l'entourage du Premier ministre. Il s'agit en effet, selon un conseiller, d'un scrutin "plus favorable à un parti qui n'a pas beaucoup d'implantation locale". "C'est traditionnellement un scrutin de protestation, hélas. On va faire en sorte que ce ne soit pas le cas l'an prochain mais ce n'est pas gagné", a assuré ce conseiller.

Selon Matignon, il n'y a cependant "pas lieu de réviser l'orientation politique suivie par le gouvernement depuis un an".

La multiplication des candidatures à gauche n'explique pas cet échec, a en outre commenté un conseiller de M. Ayrault. "La somme des deux (scores des candidats PS et EELV) ne fait pas 12,5% des inscrits", la condition pour se maintenir au second tour, a-t-on relevé dans l'entourage du Premier ministre.

La veille, le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, avait vivement critiqué la "faute politique" des écologistes qui avaient présenté une candidature face au PS. "C'est un point de vue, on ne sait pas ce qui se serait passé s'il n'y avait pas eu de candidat écologiste", a-t-on rétorqué à Matignon.

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